Ce gouvernement n'apprend-il donc vraiment rien ?

La manifestation du 12 mai à Bruxelles n’était pas une simple promenade. Des dizaines de milliers de travailleurs ont clairement fait savoir qu’il y avait des limites à ce que les travailleurs pouvaient encore supporter. Nos militants et nos membres du BTB étaient également nombreux à y participer. Et cet engagement était nécessaire. Car ce que le gouvernement de l’Arizona impose aujourd’hui touche directement le pouvoir d’achat de tous ceux qui, jour après jour, font tourner le pays.


Ne touchez pas à l'indexation !

Le système d’indexation est à nouveau sous pression. La plupart des partis au pouvoir continuent de plaider en faveur d’un soi-disant « index des centimes » : un système dans lequel les salaires n’augmentent plus automatiquement au rythme du coût de la vie, mais où, pour beaucoup, seul un montant fixe est accordé. Sur le papier, cela peut sembler simple. En réalité, cela signifie une érosion insidieuse du pouvoir d’achat, y compris pour les travailleurs du secteur des transports.


L'indexation automatique n'est pas un luxe. C'est une protection que les travailleurs ont acquise au fil de décennies de lutte sociale. Lorsque les prix de l'énergie, de l'alimentation, des loyers ou des transports augmentent, tous les salaires doivent pouvoir suivre, et pas seulement les plus bas. Ce principe a aidé la Belgique à préserver la stabilité sociale, même en période de difficultés économiques.

Mais dans le même temps, les partenaires sociaux savent eux aussi que la situation économique pose des défis. C’est pourquoi les organisations de travailleurs et d’employeurs ont proposé une alternative historique pour réaliser des économies sans toucher à l’indexation. Cet accord rapporte au moins 100 millions d’euros supplémentaires par an. Et pour l’indice de santé qui régit l’indexation des fonctionnaires et des bénéficiaires d’allocations, cette alternative est même légèrement plus avantageuse d’ici 2030.

La balle est désormais dans le camp du gouvernement. Va-t-il s’obstiner à réduire le pouvoir d’achat ? Le président de l’ABVV, Bert Engelaar, est très clair : « Toutes les pièces du puzzle sont sur la table. Nous appelons le gouvernement à s’en emparer. Il est désormais écrit noir sur blanc que les plus faibles revenus et les fonctionnaires ne seront pas doublement touchés, contrairement à ce qu’affirment certains ministres. Jeter ces pièces du puzzle par terre revient à bafouer les travailleurs, les employeurs et le dialogue social constructif. Et pourquoi ? Pour avoir le dernier mot avec un indice complexe qui entraîne une forte perte de pouvoir d’achat, porte atteinte à toutes les grilles salariales et sème l’incertitude. » Cet avis est là, alors qu’est-ce qui empêche le gouvernement de le suivre ?


C’est maintenant au gouvernement d’écouter

Opte-t-on pour la concertation ? Pour l’équilibre ? Pour le respect des accords conclus entre les partenaires sociaux ? Ou choisit-on de refaire passer la facture à ceux qui travaillent, conduisent, livrent, chargent et déchargent ?

Pour nous, le message est clair, notamment à l’adresse de Vooruit au sein de ce gouvernement : toucher à l’indexation est une ligne rouge. Non pas parce que les syndicats sont têtus, mais parce qu’aujourd’hui déjà, les travailleurs doivent compter chaque euro deux fois. L’indexation compense les hausses de prix, ce n’est pas un mécanisme de redistribution.

Dans le secteur des transports, nos gens ressentent chaque jour une pression croissante : des journées de travail plus longues, des attentes plus élevées et une incertitude grandissante. On ne peut pas, dans le même temps, réduire la protection du pouvoir d’achat. Après la flexibilité qui nous a déchiré le ventre, la réduction de nos pensions, la chasse aux malades de longue durée, …

La N-VA et le MR veulent détruire les mutuelles et les syndicats !

Les attaques contre les mutuelles, mais aussi contre les syndicats, sont désormais innombrables. Il ne se passe pas un jour sans que l’on accuse les mutuelles de « faire des économies » sur le dos des malades de longue durée, de ne pas contrôler suffisamment et de ne pas sanctionner assez… Les syndicats sont présentés comme des machines à faire grève, tandis que les trolls de droite sur les réseaux sociaux ne reculent devant rien. Les attaques personnelles contre les dirigeants syndicaux, allant jusqu’à critiquer leur apparence physique, sont monnaie courante.

Nous appelons CD&V et surtout Vooruit à bloquer ces attaques au sein de ce gouvernement !

Où en est l'impôt sur les millionnaires ?
N'est-il pas temps de mettre enfin cet impôt sur les millionnaires sur la table et de le faire appliquer ? Car c'est bien beau de l'entendre évoquer à chaque fois dans les interviews données par Conner Rousseau. Mieux encore : c'est tout à fait justifié. Mais où en est-on de cet impôt ? Les travailleurs ont de plus en plus le sentiment qu’ils doivent tout avaler, et que les grandes fortunes, les multinationales, les super-riches… sont tout simplement épargnés.

Et non, on ne nous fera pas taire !
Le 12 mai a été un avertissement au gouvernement et un signal. Les travailleurs veulent du progrès, pas de régression. Nous voulons des solutions qui répartissent équitablement les efforts à fournir ! Et nous voulons du respect pour ceux qui font tourner l’économie au quotidien.

Les semaines et les mois à venir seront cruciaux. En tant que syndicat, nous continuerons à défendre une politique sociale juste, des services publics solides et le maintien de l’indexation automatique. Par la concertation lorsque c’est possible. Par l’action lorsque c’est nécessaire.
L’union fait la force. Nous l’avons prouvé une nouvelle fois le 12 mai, et nous continuerons à le faire.

 

Frank Moreels

Président UBT-FGTB

La chasse aux malades de longue durée : ce n'est pas avec des sanctions qu'on guérit

Depuis le début de l'année, les règles applicables aux malades de longue durée ont été considérablement durcies. Ceux qui sont en arrêt pour cause de maladie ou d'épuisement professionnel ne bénéficient pas d'un accompagnement bienveillant, mais se voient infliger des sanctions financières. Sous le prétexte de la « réinsertion », le gouvernement mène une politique qui sème la peur. Pour le syndicat, la limite est atteinte : être malade n'est pas un choix, et on ne se rétablit pas à coups de sanctions.


Que se passe-t-il ?

Les nouvelles mesures portent gravement atteinte aux droits des travailleurs malades. Si vous ne remplissez pas un questionnaire de la mutuelle dans les deux semaines, vous risquez immédiatement une réduction de 10 % de vos indemnités. Ceux qui ne coopèrent pas suffisamment peuvent même perdre la totalité de leurs indemnités.

Parallèlement, les employeurs peuvent vous licencier plus rapidement. Dès six mois de maladie, ils peuvent entamer la procédure de « licenciement pour cause de force majeure médicale ». La maladie de longue durée risque ainsi de devenir un moyen de licenciement gratuit. Vous essayez courageusement de reprendre le travail, mais vous faites une rechute ? Vous perdez alors immédiatement votre protection salariale. Vous êtes donc littéralement puni pour avoir essayé de travailler.


Le travail rend malade

Les responsables politiques aiment présenter les malades de longue durée comme des « profiteurs ». La réalité est tout autre. Plus d’un demi-million de Belges sont en arrêt de longue durée à cause de burn-outs, de stress extrême et de troubles physiques liés à un travail pénible, comme des maux de dos et des articulations abîmées. Les chiffres sont particulièrement alarmants chez les travailleuses des secteurs des soins, du nettoyage et de la logistique : près d’une sur cinq est en arrêt. Personne ne choisit d’avoir un corps brisé ou de craquer mentalement. La flexibilité écrasante et la pression croissante au travail nous épuisent.


Que faut-il faire alors ?

Il faut changer radicalement de cap. Au lieu de punir les gens en réduisant leurs allocations, ce qui ne résout aucun problème médical mais ne fait qu'aggraver la pauvreté, nous devons nous attaquer à la source du problème. Cela signifie que nous devons obliger les employeurs à garantir des conditions de travail viables, comme des horaires raisonnables et moins de stress au travail. Enfin, il est nécessaire de mettre en place un accompagnement humain qui donne véritablement aux personnes le temps de se rétablir de manière saine, sans craindre constamment d'être licenciées.

Le 8 mai à Breendonk : se souvenir, c'est notre forme de résistance la plus puissante

Une délégation nombreuse et combative de collègues du BTB s'est rendue au Fort de Breendonk. Pour affronter le passé, sur les lieux où tant de personnes ont souffert sous le régime nazi. Aux côtés de la large coalition du 8 mai, nous avons rendu hommage à la victoire sur le fascisme du 8 mai 1945. Ce fut un moment de solidarité fort et émouvant.


Un grand merci à Simon Gronowski

Le moment fort de la journée a été la présence de Simon Gronowski. À l’âge de onze ans, il a sauté du train en direction d’Auschwitz ; aujourd’hui, à 94 ans, il est le moteur infatigable de la coalition du 8 mai. Avec le chanteur d’opéra Tristan Faes, il a rendu un hommage musical émouvant sur scène. Plus tard dans la journée, il a pris le temps de discuter avec des jeunes sur la manière de reconnaître le fascisme aujourd’hui. Son message d’espoir, de réconciliation et de combativité est notre plus grande source d’inspiration. Simon, merci pour ton courage sans faille !


La lutte pour un jour férié officiel

La présence massive et les discours percutants des trois syndicats ont montré que la revendication de la coalition du 8 mai est bien vivante. Le 8 mai doit redevenir un jour férié officiel et payé. Non pas pour un jour de congé supplémentaire, mais comme un enjeu politique et syndical annuel visant à mettre un terme aux dangers de l’extrême droite et de l’exclusion.

Mise à jour MovimenT 2026 :
De nouveaux noms et les inscriptions sont ouvertes !

Les préparatifs de notre festival inspirant, qui se tiendra le samedi 29 août 2026 au Zoo d'Anvers, battent leur plein. Après avoir esquissé les grandes lignes ces derniers mois, nous dévoilons aujourd'hui trois nouveaux noms prestigieux pour la programmation.


Partager la société et hacker la politique

Nous sommes particulièrement fiers d'annoncer la venue de Imam Khalid Benhaddou. Véritable rassembleur, il se penche sur l'une des questions les plus brûlantes de notre époque : la « folie du nous-eux ». Comment pouvons-nous à nouveau partager véritablement notre société les uns avec les autres ? Un rendez-vous incontournable pour tous ceux qui aiment les idées constructives et intelligentes.

Par ailleurs, nous donnons la parole à la jeune génération avec Oskar Seuntjes (Vooruit) et l’experte Lotte Geunis. Ils animent un débat stimulant et provocateur :
« Assez écouté : la nouvelle génération est-elle prête à hacker la politique ? »


Réclamez votre ticket gratuit !

La meilleure nouvelle ? Vous n’avez plus besoin d’attendre pour réserver votre place.


Les inscriptions sont officiellement ouvertes à partir du vendredi 22 mai !

    • Accès gratuit: le programme (avec des sessions entre 13 h et 18 h) est entièrement gratuit, mais les places au Zoo sont limitées. Premier arrivé, premier servi !
    • Composez votre programme: vous trouverez dès à présent sur le site web tous les intervenants annoncés à ce jour. Les horaires précis seront communiqués dans les mois à venir, afin que vous puissiez planifier votre après-midi idéale.
    • Pour les enfants :la zone de jeux gratuite et surveillée pour les enfants jusqu’à 12 ans est également de retour.

Vous souhaitez découvrir le reste de la programmation ou réserver votre place dès maintenant ?

Fiers de notre équipe cycliste de l'UBT & FGTB Métal  !

Pendant le long week-end de l'Ascension, du jeudi 14 au dimanche 17 mai, les camarades de l'UBT et de la FGTB Métal ont uni leurs forces. Formant une équipe cycliste soudée, ils ont participé aux 1 000 km pour « Kom op tegen Kanker ». Pendant quatre jours, nos cyclistes ont sillonné toute la Flandre depuis la ville hôte de Malines pour parcourir des étapes au profit de la bonne cause.

Ensemble, ils ont accumulé des kilomètres pour l'espoir, le soutien et la recherche médicale indispensable. C'est un engagement formidable dont nous sommes particulièrement fiers chez l'UBT. La solidarité ne s'arrête pas aux portes de l'usine

Le dumping social dans le secteur de la logistique coûte 440 emplois : H&M met fin à ses activités à Ghlin

Le carnage logistique dans notre secteur ne s'arrête pas. H&M Logistics ferme définitivement son site de Ghlin, près de Mons. Cette fermeture entraîne la perte directe de 440 emplois, sans même compter les emplois indirects. Les activités sont sans vergogne transférées vers d’autres hubs européens en Espagne et en Italie. Pour la BTB-ABVV, c’est une preuve de plus que le dumping social touche désormais de plein fouet la logistique belge dans une « course vers le bas » destructrice.


Dans les deux dernières éditions de « be motion », nous avions déjà largement mis en garde contre la pression croissante et la situation difficile chez H&M. Aujourd’hui, nous voyons la dure réalité de ces avertissements. Alors que le personnel a assuré pendant des années une flexibilité extrême, une productivité élevée et des bénéfices records, il est aujourd’hui mis au rebut et confronté à un licenciement collectif.


L’« optimisation » n’est que de l’exploitation pure et simple

H&M se cache derrière le terme d’« optimisation » du réseau de distribution européen pour fonctionner de manière plus efficace et moins coûteuse. C’est une pilule difficile à avaler, car le site de Ghlin fonctionnait à merveille et était crucial pour l’approvisionnement européen. Il ne s’agit donc pas ici d’un site défaillant, mais d’un choix stratégique et froid où la réduction des coûts prime sur l’emploi humain. C’est exactement la pratique que nous observons de plus en plus souvent : les multinationales délocalisent les emplois vers des endroits où la main-d’œuvre est moins chère et où les travailleurs bénéficient d’une protection moindre.

La procédure obligatoire de Renault n’a d’ailleurs apporté que peu de réponses. La direction est restée vague sur les véritables motivations et a gardé le silence sur le sort des travailleurs. Cela prouve que la décision avait été prise bien à l’avance dans une salle de réunion chic et que la loi sur le licenciement collectif n’était considérée que comme une simple formalité.


L'histoire se répète

Ce scénario cynique n'est pas nouveau. Il y a dix ans, H&M avait déjà fermé son centre de distribution à Puurs, entraînant la suppression de 160 emplois. Les activités avaient alors été transférées à... Ghlin. Aujourd'hui, l'histoire se répète, mais cette fois-ci au-delà des frontières nationales.


Pour l'UBT, la coupe est pleine : les travailleurs ne doivent jamais se laisser monter les uns contre les autres. Les travailleurs de la logistique belges, espagnols et italiens ont exactement les mêmes intérêts. La solidarité internationale est notre seule arme contre les multinationales qui dressent les pays et les systèmes sociaux les uns contre les autres.

Autorisation des Tesla autonomes :
le ministre De Ridder met en danger notre sécurité routière

La ministre flamande de la Mobilité, Annick De Ridder, envisage d'homologuer, c'est-à-dire d'approuver officiellement, les Tesla équipées de la technologie « Full Self Driving » (logiciel de conduite entièrement autonome) en Flandre. Chez UBT-FGTB, nous réagissons à cette nouvelle avec une grande inquiétude.

La technologie de conduite autonome semble futuriste, mais la réalité est que le logiciel est encore loin d’être infaillible et présente d’énormes risques pour la sécurité sur nos routes. De plus, cela touche à l’essence même de notre secteur : les emplois, la sécurité et l’expertise des chauffeurs professionnels de camions, de bus et de taxis.

Pour l'UBT-FGTB, la ligne de conduite est claire : le ministre De Ridder doit cesser de lancer des ballons d'essai irréfléchis dans les médias. Ce dont nous avons vraiment besoin, c'est d'un débat approfondi et sérieux avec les partenaires sociaux sur l'avenir et la sécurité de nos routes. L'innovation ne doit jamais se faire au détriment de la sécurité routière et des emplois des travailleurs !

Semaine du déménageur : « Ceux qui déménagent nos biens méritent respect et protection »

La semaine dernière était entièrement placée sous le signe de la « Semaine du déménageur ». L'occasion idéale pour l'UBT de mettre à l'honneur les déménageurs, qui accomplissent chaque jour un travail pénible et exigeant. Le secteur du déménagement passe souvent inaperçu au sein du secteur des transports et de la logistique, mais derrière chaque déménagement se cachent des professionnels qui, dans des conditions difficiles, déplacent des vies entières.

Un secteur sous pression
De longues journées de travail, un travail physique pénible et une concurrence déloyale rendent ce métier de plus en plus difficile. Le secteur est en outre durement touché par le dumping social et les entreprises malhonnêtes. « Le secteur du déménagement est un maillon essentiel, mais les travailleurs en paient trop souvent le prix de la concurrence déloyale », affirme Frank Moreels, président de l'UBT-FGTB. Les entreprises qui travaillent correctement sont ainsi évincées par des structures qui misent sur l’exploitation.

Ces abus entraînent une course vers le bas, avec une pression extrême sur les prix et une grande précarité pour le personnel. Tom Peeters, secrétaire fédéral adjoint de l’UBT-FGTB Transport routier et Logistique, est catégorique : « Le dumping social touche l’ensemble du secteur. Nous continuons à réclamer des contrôles plus stricts et des règles claires. »

Succès du syndicat grâce à la « Truckers Hotline » : 8 429 € d'arriérés de salaire récupérés !

Grâce à sa détermination et à son audace, l'UBT a remporté une victoire importante : un chauffeur lésé a finalement reçu le paiement de 8 429 € d'arriérés de salaire.
Le 24 novembre 2025, L'UBT a été contactée via la Truckers Hotline par un chauffeur routier ukrainien. Il avait garé son camion à Saint-Trond après avoir reçu, pendant cinq mois, un salaire incomplet, voire aucun salaire, de la part de son employeur lituanien, UAB LVP Cargo.

L'UBT est immédiatement intervenue et s’est rendue sur place pour rencontrer le chauffeur. Celui-ci séjournait sur un parking de dépôt désert, dans des conditions difficiles. Des preuves ont été recueillies et le tachygraphe a été relevé afin d’étayer le dossier.

Bien que le parking fût en piteux état, il s’est avéré qu’il y avait bien un système de vidéosurveillance. Non pas pour protéger les marchandises, mais plutôt pour surveiller qui venait jeter un œil. Très vite, des personnes sont apparues pour prendre des photos de la visite. Peu après, des menaces ont également été proférées depuis la Lituanie.

L'UBT ne s’est pas laissé intimider. Nous sommes restés en contact étroit avec le chauffeur et avons continué à monter le dossier. En raison de la pression persistante, nous avons conseillé au chauffeur d’informer son employeur qu’il était en contact étroit avec l’UBT et que nous avions déjà établi les contacts nécessaires pour organiser une intervention sur place avec les services compétents.

Parallèlement, une lettre officielle a été envoyée à l’entreprise, exigeant clairement le paiement intégral des arriérés de salaire.

Résultat : notre chauffeur ukrainien Serhii a confirmé que son employeur avait finalement versé la totalité de la somme. La dernière tranche a été payée il y a quelques semaines.


Le président Frank Moreels : « Cette grande victoire constitue un précédent important dans la lutte contre le dumping social. Notre Truckers Hotline gagne fortement en notoriété en Belgique et bien au-delà. »

Stop au travail précaire dans le secteur du tourisme : les syndicats européens réclament des conditions de travail décentes

Le tourisme est l'un des secteurs qui connaît la croissance la plus rapide en Europe. Mais derrière ces beaux chiffres se cache une dure réalité faite de bas salaires, de contrats précaires et de conditions de travail extrêmement pénibles. Telle est la conclusion sans appel des syndicats européens des transports à l'issue d'une réunion de l'ETLC (European Trade Union Liaison Committee on Tourism) à Bruxelles. Une étude récente d’Eurofound, basée sur près de 36 000 entretiens menés dans 35 pays, dresse un tableau détaillé de la qualité de l’emploi dans le secteur.

Les résultats de l’étude révèlent des chiffres dramatiques pour le secteur du tourisme, dont font également partie nos chauffeurs de car. Les travailleurs sont confrontés quotidiennement à des journées de travail extrêmement longues et à une grande imprévisibilité dans leurs horaires. À cela s’ajoute un manque structurel de formation, qui accroît la précarité de l’emploi. Les bas salaires entraînent une insécurité financière, tandis que l’extrême flexibilité et le manque d’attention portée au bien-être épuisent les travailleurs sur le plan émotionnel et physique.

La conclusion de l’ETLC est donc limpide : un secteur touristique durable ne peut en aucun cas se construire sur le travail précaire. Ce n’est que grâce à une coopération transfrontalière solide que nous pourrons garantir des emplois stables et de qualité. Le tourisme pour tous commence par le respect des personnes qui accomplissent chaque jour un travail pénible. Tel est et reste l’engagement inconditionnel de l’UBT, en Belgique et dans toute l’Europe !

 

L'UBT Youth également présent à Breendonk : le flambeau est transmis

Les jeunes de l'UBT ont montré l'exemple ce week-end. Accompagnés d'un groupe nombreux et engagé, ils se sont rendus au Fort de Breendonk pour apporter un soutien sans faille à la commémoration nationale de la coalition du 8 mai. Comme vous pouvez le lire plus haut dans cette newsletter, la lutte contre l'extrême droite et la commémoration de la victoire sur le fascisme sont malheureusement plus d'actualité que jamais.

C'était magnifique de voir comment le flambeau de la résistance syndicale y a été transmis sans heurts à la nouvelle génération. Nos jeunes se tenaient côte à côte avec le reste de la délégation pour mettre en garde contre le racisme et la division.

Coup d'œil sur le port de demain

Ces derniers jours ont été bien remplis pour la section jeunesse de l'UBT Port. Le 24 avril, ses membres ont traversé la frontière pour se rendre à l'impressionnant Maasvlakte, à Rotterdam. Au programme : une visite de travail passionnante chez APM Terminals. Nos jeunes dockers sont allés observer, écouter et surtout en apprendre beaucoup sur l'automatisation poussée et sur ce à quoi pourrait ressembler le port de demain.

Les évolutions technologiques ne s’arrêtent pas, mais notre objectif syndical reste limpide. Nous voulons veiller avec ferveur à ce que, même dans cet avenir hautement technologique, nos membres, nos dockers, conservent leur place centrale et puissent évoluer sainement. L’innovation ne doit jamais servir de prétexte pour supprimer des emplois. Nos membres doivent être en confiance dans leur travail, aujourd’hui comme demain !

Un immense et sincère merci à nos camarades de la FNV, le syndicat néerlandais des dockers. Grâce à cette solide coopération internationale et à leur aide précieuse dans l’organisation de cette visite, nos jeunes ont acquis des connaissances précieuses pour l’avenir des ports belges.

Tenue de docker pour « Den Deugeniet »

Le 9 mai, une fière délégation de l'UBT-FGTB s'est rendue dans le centre-ville d'Anvers pour célébrer le lien qui unit la ville à ses dockers. Notre syndicat s'est associé aux folkloristes de « Den Deugeniet » pour habiller la statue emblématique. Spécialement pour l'occasion, Den Deugeniet a été revêtu d'une authentique tenue miniature des dockers anversois.

Ce moment unique a constitué une magnifique reconnaissance symbolique pour l'un des métiers les plus durs et du rôle inconditionnel de notre syndicat sur le quai. Tradition et folklore se sont parfaitement mariés pour mettre en valeur le savoir-faire de générations de dockers.

Hommage floral au Buildrager
Après la décoration festive, la délégation s’est rendue au Buildrager, le monument historique qui symbolise le dur labeur dans le port. En présence officielle de l’échevine anversoise de la Culture et de l’Emploi, Lien Van de Kelder, un hommage floral sobre y a été rendu.


L'UBT en action ...