Le dialogue social aide... parfois


Les négociations sociales battent leur plein dans les différents secteurs du transport. Dans certains secteurs, nous sommes parvenus à un accord. Dans d'autres, cela n'a pas été possible.


Des négociations fructueuses mènent à des résultats

En tant qu'UBT, nous avons réussi à conclure des accords sectoriels dans de nombreux secteurs au sein des commissions paritaires. Ces accords constituent un pas en avant pour les travailleurs qui donnent chaque jour le meilleur d'eux-mêmes.


Bien sûr, nous espérions davantage. Malheureusement, le gouvernement a refusé de réviser la loi de 1996. Cette loi impose un carcan rigide aux négociations salariales et ne nous a laissé que très peu – voire aucune – marge de manœuvre pour réaliser des progrès significatifs.


Mais loi ou pas loi, l'UBT n'est pas resté les bras croisés

Nous nous sommes assis à la table des négociations avec les employeurs et avons tenté de conclure des accords substantiels. Et nous y sommes parvenus. Dans les secteurs des aéroports, du transport routier et de la logistique, du déménagement et du commerce des carburants, nous avons conclu des accords qui, bien qu'ils n'apportent que des améliorations limitées en termes de pouvoir d'achat, constituent néanmoins des progrès concrets pour les travailleurs.


Cela prouve une fois de plus que lorsque les syndicats et les employeurs sont sur la même longueur d'onde et convaincus de l'utilité de la concertation sociale, nous pouvons progresser à la table des négociations.

Dans les secteurs maritimes, les négociations se poursuivent, bien que difficilement. Dans les ports, elles doivent encore commencer.


Certains employeurs refusent tout simplement de négocier

Ce refus nous heurte à un mur dans d'autres secteurs. Dans le secteur des taxis et, plus étonnant encore, dans les entreprises de bus et d'autocars, les employeurs refusent obstinément de parvenir à un accord.

Le secteur des bus a pourtant une longue tradition de concertation sociale solide. Pendant des années, ce secteur a été un exemple pour les autres secteurs : accords stables, paix sociale et respect des travailleurs.


Aujourd'hui, l'organisation patronale FBAA rompt avec cette tradition. Elle refuse de faire un pas en avant. Elle refuse de conclure un accord sur le fond. Elle refuse même d'accorder à ses travailleurs des améliorations minimes, même lorsqu'il s'agit d'avancées limitées telles que les chèques-repas. C'est incompréhensible.


Qui ne veut pas entendre doit sentir

Nous réfléchissons donc à des actions dans le secteur. Les travailleurs n'accepteront pas que, malgré le carcan imposé par le gouvernement, même un petit pas en avant ne soit pas possible.

Nous observons le même schéma dans le secteur des taxis. Là aussi, les employeurs se cachent derrière les conditions difficiles du marché et la concurrence des plateformes telles qu'Uber et Bolt.

Mais soyons honnêtes : une partie du problème réside dans le secteur lui-même. Trop peu d'innovation. Trop peu de modernisation. Trop peu de vision.


Aujourd'hui, en tant que syndicat, nous avons des négociations sociales satisfaisantes avec Uber. C'est une réalité. Il est tout simplement honteux que les organisations patronales traditionnelles telles que la GTL obtiennent de moins bons résultats en matière de concertation sociale que les entreprises de plateforme qu'elles critiquent si souvent.

Nous appelons le GTL à changer d'attitude et à se mettre autour de la table. Les chauffeurs de taxi ont eux aussi des droits. Eux aussi méritent une amélioration de leur statut.


La loi de 1996 étouffe la concertation

Le cœur du problème reste la loi de 1996. Le gouvernement de l'Arizona refuse de réviser cette loi. Pourtant, celle-ci impose un cadre contraignant qui rend la concertation sociale pratiquement impossible dans de nombreux cas. Il est constamment fait référence à la compétitivité – calculée de manière discutable, qui plus est – pour empêcher toute forme de progrès.

Même dans les entreprises économiquement solides. Même dans les secteurs où les bénéfices sont importants. Même là où les actionnaires sont généreusement récompensés. C'est inacceptable.

Nous continuons donc à exiger la révision de la loi de 1996. La concertation sociale doit avoir sa place. Sans marge de négociation, la concertation est une coquille vide.


12 mars : il est temps d'augmenter la pression

C'est pourquoi nous appelons nos militants et nos membres à participer massivement à la manifestation du 12 mars à Bruxelles.


Pour faire pression sur les employeurs du secteur des bus et des cars. Pour faire pression sur le secteur des taxis. Mais aussi pour faire pression sur le gouvernement.


Car ce gouvernement de type Arizona a déjà fait passer toute une série de mesures qui vont à l'encontre des intérêts de la population active.

  • Les interventions dans les pensions.
  • La remise en cause de l'index.
  • La suspension des chômeurs de longue durée.
  • Les mesures contre les malades de longue durée.
  • La nouvelle vague de flexibilité.
  • ...


La liste est longue. Trop longue.

Pour l'UBT, il y a trois priorités claires :

  • Premièrement. L'application intégrale de l'index. Il est hors de question de continuer à rogner sur notre système d'indexation.
  • Deux. Des pensions équitables. Travailler plus longtemps pour une pension moins élevée ? Nous ne l'acceptons pas.
  • Trois. Tout le monde doit contribuer. C'est pourquoi nous exigeons un impôt sur les millionnaires. Les grandes fortunes et les superprofits doivent payer leur part. Pas seulement ceux qui travaillent dur chaque jour et ont du mal à joindre les deux bouts à la fin du mois.


Le dialogue social aide

Mais seulement lorsqu'il y a de la marge. Seulement lorsqu'il y a une volonté. Seulement lorsque les travailleurs sont suffisamment forts.


C'est pourquoi : venez à Bruxelles le 12 mars.

Pour avancer, il faut forcer le progrès.



Frank Moreels

Président UBT-FGTB

« SI VOUS N'ETES PAS A TABLE,
VOUS ETES AU MENU »


L'avenir du travail s'écrit aujourd'hui !

Meryame Kitir s'est rendue à Londres au nom de l'UBT pour participer à la réunion du groupe consultatif « Future of Work » de l'ITF. Avec le président Frank Moreels, qui présidait la réunion en tant que président élu de l'ITF, et le président de la section Jeunes de l'ITF, Nick Loridan, elle a participé à une consultation internationale sur l'impact de l'intelligence artificielle, du travail sur plateforme et de la conduite autonome sur le secteur des transports. Nous avons discuté avec elle du pouvoir, des algorithmes et de la protection sociale dans un monde en mutation rapide.


Vous venez de commencer chez UBT. Cette expérience a-t-elle été une initiation intense ?

Meryame Kitir : « On peut le dire. Mais c'était aussi un moyen idéal pour me familiariser rapidement avec le travail. À Londres, des experts du monde entier étaient réunis autour de la table – des États-Unis, du Kenya, du Danemark et de nombreux autres pays. Chaque pays a un contexte différent, une réglementation différente et une réalité économique différente. Mais ce qui frappe, c'est que l'impact sur les travailleurs va dans le même sens partout : plus de pression, plus de flexibilité, moins de sécurité.

Le professionnalisme et la connaissance des dossiers étaient impressionnants. On rentre chez soi avec beaucoup de travail, mais aussi avec beaucoup d'énergie. Ce n'est pas un débat théorique. Il s'agit de ce qui se passera demain sur notre lieu de travail. »

Pourquoi parlez-vous d'un point de basculement ?

Meryame Kitir : « Nous sommes à un moment où la technologie redessine fondamentalement notre secteur. Des robots travaillent dans les ports et les entrepôts, des véhicules autonomes sont testés dans le domaine des transports et les entreprises de plateformes gèrent les chauffeurs et les coursiers à l'aide d'algorithmes. Ce qui était autrefois le travail d'un planificateur est aujourd'hui effectué par un système numérique. Et parfois, il n'y a même plus de chauffeur dans le véhicule. »

En tant que syndicat, nous devons veiller à ce que la technologie soit au service des personnes, et non l'inverse.


Meryame Kitir

Conseiller chez l'UBT

La conduite autonome n'est donc plus une utopie ?

Meryame Kitir : « Absolument pas. Aux États-Unis, Waymo, la filiale de Google, a déjà effectué des dizaines de millions de trajets avec des taxis autonomes dans différentes villes l'année dernière. Tesla teste des taxis robots sans volant ni pédales. Uber se positionne comme une plateforme capable d'intégrer ces trajets autonomes dans son application.

Cela signifie que la mobilité devient de plus en plus un service organisé via des plateformes. Dans certaines villes américaines, une part importante du marché fonctionnerait déjà sans conducteur. En Belgique, il n'existe pas encore de cadre juridique complet pour ce type de véhicules, mais des projets pilotes voient progressivement le jour. Et ce qui se passe là-bas aujourd'hui pourrait devenir réalité ici demain. »

Concrètement, qu'est-ce que cela signifie pour les travailleurs ?

Meryame Kitir : « Le plus grand défi est la protection sociale. Comment garantir la meilleure protection possible aux travailleurs dans les nouvelles formes de travail ? Lorsqu'un algorithme détermine qui travaille, à quel prix et à quelle vitesse, l'équilibre des pouvoirs se modifie. Les coursiers n'ont parfois que deux minutes par colis. Si le système décide que vous n'êtes plus
« rentable », vous êtes désactivé. Sans intervention humaine. Cela a un impact sur les revenus, la sécurité et les droits. »

Cela touche également à la question du pouvoir autour des données ?

Meryame Kitir : « Exactement. Qui contrôle les données ? Qui gère l'algorithme ? C'est aujourd'hui la question du pouvoir. En tant que syndicat, nous devons avoir accès à ces systèmes. La transparence est essentielle. Sinon, les décisions sont prises sans aucun contre-pouvoir social.

Quelqu'un à Londres l'a dit de manière très pertinente : « Si vous n'êtes pas assis à la table, vous êtes au menu. » Cela résume parfaitement la situation. »

Quel est le rôle de la nouvelle directive européenne sur le travail sur plateforme ?

Meryame Kitir : « La directive européenne sur le travail sur plateforme, qui doit être transposée dans la législation nationale d'ici fin 2026, est un pas en avant important. Elle s'attaque au faux travail indépendant et impose une plus grande transparence en matière de gestion algorithmique. Les employeurs devront expliquer le fonctionnement des systèmes numériques et la manière dont les décisions sont prises. Les travailleurs auront droit à une intervention humaine pour les décisions importantes, telles que la désactivation d'un compte. Il s'agit là d'un important transfert de pouvoir.

Mais l'Europe n'est pas le seul niveau où cela se joue. Au printemps, la conférence de l'OIT poursuivra les négociations sur une convention internationale et une recommandation concernant le travail sur les plateformes.  

Comment garantir
la meilleure protection possible aux travailleurs dans les nouvelles formes de travail ?


Meryame Kitir

Conseiller chez l'UBT


C'est crucial, car notre secteur ne s'arrête pas aux frontières européennes.

Pour nous, il est essentiel que le gouvernement belge adopte notre position à cet égard : une réglementation claire, des droits forts et une protection sociale à part entière pour les travailleurs des plateformes. Il ne faut pas suivre le discours des organisations patronales, qui veulent justement déréglementer et réduire les droits.

Il s'agit d'un choix fondamental. Allons-nous opter pour la protection et la concurrence loyale, ou pour une course vers le bas ?

En tant que syndicat, nous devons veiller à ne pas être à la traîne, mais à participer à la définition des règles du jeu. »


Que retenez-vous personnellement de ce groupe de travail ?
Meryame Kitir : « Cela a été un signal d'alarme. Une mission claire : faire en sorte d'avoir un impact. Mais je suis également optimiste. L'UBT est très présente sur le terrain. Les membres ne viennent plus automatiquement à notre bureau, c'est nous qui allons à eux. C'est crucial dans un secteur où le travail devient de plus en plus diffus.


En tant que syndicat, nous devons veiller à ce que la technologie soit au service des personnes, et non l'inverse. »

Visite à la caserne Dossin : se souvenir est un devoir

Une délégation de collègues de l'UBT a visité la caserne Dossin. Il ne s'agissait pas d'une excursion ordinaire, mais d'un lieu qui interpelle. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des milliers de Juifs ont été déportés vers les camps d'extermination à partir de cet endroit. Ce qui s'est passé ici montre comment une idéologie de haine, d'exclusion et de déshumanisation peut déboucher sur une persécution et un assassinat systématiques.

Après la visite, le président Frank Moreels a pris la parole. Son message était clair : ce passé n'est pas un chapitre clos. « Ce qui s'est passé ici montre ce qui arrive lorsque la haine et l'exclusion deviennent une politique. Ce danger est à nouveau réel aujourd'hui. Même dans les démocraties dites fortes. »

Il a fait référence aux événements récents aux États-Unis sous le gouvernement de Donald Trump et a cité deux noms qui, selon lui, ne doivent pas être oubliés : Renée Good et Alex Pretty. Alex était infirmier et militant syndical. « L'un des nôtres. »
Selon Moreels, ce qui se passe aujourd'hui n'est pas une réalité lointaine. Lorsque la haine est normalisée et que la répression devient un instrument politique, les droits fondamentaux sont menacés. La neutralité n'est alors pas une option. « C'est la résistance collective qui a vaincu le fascisme. Pas la résignation. Pas le détournement du regard. »

La visite à Dossin était donc plus qu'un moment de commémoration. C'était un rappel du rôle social d'un syndicat. 2026 sera, selon les dires, une année de vigilance et d'engagement.

Extension des flexi-jobs reportée à l'été 2026

L'extension prévue du système des flexi-jobs à tous les secteurs ne débutera pas le 1er avril 2026. Ce calendrier s'avère irréalisable. L'entrée en vigueur est reportée au moins jusqu'au 1er juillet 2026.

Bien que le Conseil des ministres ait déjà approuvé le projet de loi en première lecture en décembre 2025, la proposition doit encore passer par différents organes consultatifs, dont le Comité A et le Conseil d'État. Ce n'est qu'ensuite qu'elle pourra être renvoyée au Conseil des ministres et au Parlement pour approbation définitive. Le ministre David Clarinval espère un vote avant l'été, mais rien n'est certain.

Pour l'UBT, la ligne à suivre reste claire : toute extension des flexi-jobs doit être évaluée de manière critique. L'impact sur l'emploi permanent, les conditions salariales et la protection sociale est au centre des préoccupations.

Minister Clarinval: mauvais signaux dans la lutte contre le dumping social

Dans l'article précédent, nous avons déjà évoqué l'extension prévue des flexi-jobs et son impact sur les emplois fixes et les conditions salariales. Le débat sur notre marché du travail porte aujourd'hui sur la flexibilité, les droits et la protection. C'est précisément pour cette raison que les signaux envoyés par les ministres sont importants.

Lors d'un débat télévisé sur la réforme du chômage, le ministre de l'Emploi David Clarinval s'est retrouvé dans une situation délicate. Il a utilisé des chiffres erronés et a cité l'exemple de Transport Michel, une entreprise de notre secteur dont le gérant a déjà été condamné pour dumping social et fraude. Cela nous touche directement.

Le dumping social n'est pas un concept abstrait. Il s'agit d'une concurrence déloyale dans le secteur des transports, d'une pression sur les salaires et les conditions de travail, et d'un abus des travailleurs. Alors que le ministre Rob Beenders mise sur des inspecteurs sociaux supplémentaires pour lutter contre la fraude (voir l'interview de janvier 2026), cette intervention envoie un signal totalement différent.

Pour l'UBT, la ligne est claire : ceux qui mettent en œuvre des réformes doivent opter pour une concurrence loyale et une protection sociale forte. Et non pour des exemples qui symbolisent le contraire. Il n'y a pas de neutralité dans ce débat. Certainement pas dans notre secteur.
Source photo: belgium24.eu

Les Social Class Heroes de l'UBT soutiennent le Fonds contre le cancer chez les enfants

En cette période hivernale, les Social Class Heroes de l'UBT montrent une fois de plus ce que signifie le travail syndical : solidarité et entraide. C'est avec beaucoup de fierté qu'ils ont fait don de 1 496 euros au Fonds contre le cancer chez les enfants, qui soutient les enfants atteints de cancer et leurs familles.

Cette somme a été collectée par des travailleurs engagés du secteur des transports et de la logistique en Flandre orientale, en collaboration avec les dockers de Gent.

Les Social Class Heroes, une initiative de l'UBT-FGTB Flandre orientale, s'engagent activement dans des actions sociales et des causes caritatives qui renforcent l'égalité, l'inclusion et la solidarité.

L'Europe prend des mesures contre les abus en matière de sous-traitance

Nous savons tous qu'il existe encore trop de lacunes dans la protection des travailleurs. L'une des plus importantes concerne les abus en matière de sous-traitance.

La sous-traitance en soi n'est pas frauduleuse. Dans le secteur des transports, il s'agit même d'un mécanisme fréquemment utilisé. À condition d'être correctement appliquée, elle peut parfaitement fonctionner dans le respect des travailleurs et des règles sociales. Mais de plus en plus souvent, le système est utilisé de manière abusive pour se décharger de responsabilités, maximiser les profits et contourner la législation sociale.

La pratique est bien connue : le prix est réduit par le biais des sous-traitants, la responsabilité disparaît dans une chaîne complexe et, lorsque la fraude ou le dumping social est découvert, le sous-traitant fait faillite. Les travailleurs restent alors avec les dégâts. L'analyse est claire. La solution exige un courage politique.

C'est pourquoi les syndicats plaident depuis longtemps en faveur de deux mesures cruciales au niveau européen : la responsabilité solidaire et la limitation de la chaîne de sous-traitance.

Responsabilité solidaire

Lorsque le donneur d'ordre devient coresponsable des abus commis par les sous-traitants, la donne change fondamentalement. Aujourd'hui, les donneurs d'ordre fixent le prix, mais échappent à toute responsabilité lorsque les choses tournent mal. En les rendant responsables, nous brisons le système qui consiste à répercuter les risques sur le maillon le plus faible.

Limitation de la chaîne

Dans de nombreux secteurs, la sous-traitance est aujourd'hui un enchevêtrement d'entreprises. Ces chaînes opaques rendent le contrôle difficile et facilitent les abus. Une limitation à deux maillons maximum rétablit la clarté et la responsabilité.

Le Parlement européen a désormais franchi une première étape importante avec un rapport officiel qui analyse les problèmes de manière approfondie et propose des solutions.

Il appartient désormais à la Commission européenne de traduire cela en règles claires et applicables. Car sans véritable responsabilité, ce sont les travailleurs et les entreprises honnêtes qui continuent à en payer le prix.

L'UBT ne lâche pas ce dossier. À deux reprises, nous nous sommes rendus à Strasbourg avec une délégation importante pour faire pression et faire comprendre que les travailleurs ne sont pas des pions dans les constructions de sous-traitance. Nous continuerons à tirer la sonnette d'alarme jusqu'à ce que de véritables règles soient mises en place.

Modifier l'index, c'est modifier votre salaire

Ce que le gouvernement de l'Arizona présente comme une intervention limitée dans l'index a des conséquences qui vont bien au-delà d'une année. Deux « sauts d'index légers » peuvent sembler techniques, mais leur effet se fera sentir tout au long de votre carrière.

L'indexation automatique n'est pas un bonus. Elle protège votre salaire et vos allocations lorsque les prix augmentent. Pourtant, cette protection est aujourd'hui en partie remise en cause. En 2026 et 2028, les salaires supérieurs à 4 000 euros bruts et les allocations supérieures à 2 000 euros bruts ne seront pas entièrement indexés. Tout ce qui dépasse ces limites perdra en pouvoir d'achat, et cette perte continuera à se répercuter à l'avenir.

Ce qui est présenté aujourd'hui comme une correction limitée est en réalité un recul structurel. Car ce que vous ne recevez pas une fois, vous ne le récupérerez pas plus tard.

Calculez ce que vous perdez

Grâce au calculateur de la FGTB, vous pouvez vérifier ce que cette mesure signifie concrètement pour vous. Les chiffres parlent d'eux-mêmes et montrent pourquoi il n'est jamais anodin de toucher à l'indexation.

Le service jeunesse démarre la nouvelle année avec une structure solide et stable

Le service jeunesse de UBT Ports a tenu sa première réunion de la nouvelle année et fait immédiatement un pas important en avant. Lors de cette réunion, il a été décidé de travailler désormais avec une structure stable et claire.

Des élections ont permis de constituer un comité central qui, à l'avenir, dirigera et supervisera les actions, les initiatives et les moments de concertation. Avec cette nouvelle forme d'organisation, les jeunes souhaitent non seulement travailler plus efficacement, mais surtout ancrer structurellement la participation des jeunes travailleurs portuaires dans le fonctionnement.

Le groupe de jeunes a été créé en 2017 et est depuis devenu un groupe solide d'une cinquantaine de membres actifs issus des trois ports maritimes belges. Ce qui a commencé comme une initiative visant à rapprocher les jeunes travailleurs portuaires du syndicat est aujourd'hui un réseau dynamique où l'engagement, la solidarité et la camaraderie occupent une place centrale.

Avec la mise en place d'un comité central, les jeunes espèrent renforcer encore leur action et faire entendre leur voix de manière encore plus forte au sein de l'UBT.

Dans le même temps, la croissance reste une ambition importante. À l'avenir, ils souhaitent toucher et convaincre encore plus de jeunes travailleurs portuaires de rejoindre le groupe de jeunes.

COMMENT REJOINDRE NOTRE MOUVEMENT ?

Vous êtes docker, membre de l'UBT et âgé de moins de 35 ans ? Alors vous êtes le bienvenu pour soutenir notre mouvement de jeunes. Contactez notre secrétariat Port pour plus d'informations et découvrez comment vous pouvez nous rejoindre.


Vous travaillez dans le secteur maritime ou dans le transport routier ou la logistique et vous avez moins de 35 ans ? Si vous êtes également intéressé par les activités pour les jeunes au sein du syndicat, veuillez contacter :

Le centre d'assistance de l'UBT à Zwijndrecht est opérationnel depuis le 11 septembre

Services accessibles pour les membres sur la rive gauche de l'Escaut


Depuis le 11 septembre, le centre d'assistance temporaire de l'UBT à Zwijndrecht est opérationnel. Avec ce site supplémentaire, l'UBT renforce sa présence sur la rive gauche de l'Escaut et veille à ce que les membres puissent également bénéficier d'un soutien syndical dans leur propre région.

La fermeture du tunnel Waasland et maintenant aussi du tunnel prémétro sous l'Escaut rend aujourd'hui moins évident le déplacement vers Antwerpen. Le centre d'assistance à Zwijndrecht offre donc une solution pratique pour ceux qui vivent ou travaillent dans la région. En même temps, cette mesure s'inscrit dans un choix plus large : organiser nos services de manière à les rendre aussi accessibles que possible.

Le centre d'aide vous propose :

  • Secrétariat portuaire
  • Service chômage Port
  • Suivi de votre dossier
  • Soutien administratif et syndical

Nos collaborateurs y offrent le même accompagnement professionnel qu'au siège social situé sur la Paardenmarkt.

Informations pratiques

UBT – Centre d'aide temporaire de Zwijndrecht

Dorp West 12 A – 2070 Zwijndrecht

Service portuaire (secrétariat & chômage) :

Mardi & jeudi

  • 9h00 – 12h00 & 13h00 – 16h00

Le département Transport routier et logistique a également élargi ses services au centre d'assistance de Zwijndrecht.

  • Vous pouvez leur poser vos questions le mercredi de 8h30 à 12h15 et de 13h00 à 17h00.


Les membres de Zwijndrecht, Beveren, Kallo, Melsele et de la vaste région de la rive gauche de l'Escaut peuvent s'y rendre directement. Avec ce point d'appui temporaire, l'UBT continue d'investir dans l'accessibilité et la qualité de ses services, même lorsque la mobilité est mise à mal.

Des règles équitables pour les bateliers sur le Danube

Sur le Danube, des milliers de bateliers et de membres d'équipage travaillent dans un environnement complexe où se côtoient différents pays et différentes réglementations. Cela entraîne souvent une incertitude quant aux conditions de travail applicables, au contrôle des temps de repos et à la responsabilité en cas de problème. Dans un système aussi fragmenté, les travailleurs risquent trop facilement d'être victimes d'accords flous ou de dumping social.

 

Lors d'une réunion de la Commission du Danube, la Fédération européenne des travailleurs des transports (ETF) a de nouveau soulevé ces problèmes. Pour le syndicat, une chose est claire : la navigation intérieure ne doit pas être une zone grise où les règles diffèrent selon le pays ou le donneur d'ordre.

 

Pour les bateliers, il s'agit de questions très concrètes : salaires corrects, respect des temps de travail et de repos, contrats clairs et reconnaissance des qualifications professionnelles au-delà des frontières. L'UBT et l'ETF demandent donc des contrôles plus stricts et plus transparents, notamment par le biais de systèmes d'enregistrement numériques fiables, afin de lutter contre la fraude et la distorsion de concurrence. La situation des équipages non européens, qui sont souvent confrontés à des obstacles administratifs supplémentaires, a également été abordée.

 

L'objectif est clair : une concurrence loyale et une protection sociale forte doivent aller de pair. Le transport fluvial doit non seulement être efficace, mais aussi organisé de manière équitable. Le syndicat continue à exercer des pressions à cet effet au niveau européen.

L'UBT en action ...