Le 14 octobre, Bruxelles s'est teintée de rouge - et ce n'est qu'un début.
Platforum à Nicosie : les syndicats européens ouvrent la « boîte noire ».
Le nouveau centre de formation NK2 ouvre ses portes au Schipperswelzijn.
Le 14 octobre, Bruxelles s'est teintée de rouge. Plus de 100 000 travailleurs, dont un bloc massif de l'UBT, ont envahi la capitale avec un message clair : ça suffit. Nous refusons que ce gouvernement, un gouvernement de démantèlement social et de cadeaux fiscaux pour les plus riches, vienne chercher un euro de plus à ceux qui font tourner le pays au quotidien.
La manifestation était impressionnante, combative et digne. Des milliers de travailleurs du transport ont défilé pour leur emploi, leur famille et leur avenir. Pas pour des slogans creux, mais pour des revendications concrètes : un travail digne, des salaires corrects, une protection sociale forte et le respect. Pas de flexibilité qui nous détruit. Pas de travail de nuit sans protection. Pas de démantèlement des droits fondamentaux pour lesquels des générations se sont battues.
Dans le même temps, nous tenons à condamner très clairement les actes de violence commis par quelques individus lors de cette manifestation. Ceux-ci ne sont pas motivés par l'indignation ou la déception face aux mesures gouvernementales. Ils viennent uniquement pour semer le chaos, ce qui ne profite à personne.
La proposition d'indexation de De Wever : un nouveau camouflet pour les travailleurs
Et que propose le Premier ministre De Wever entre-temps ? Un saut d'indexation pour les travailleurs. En clair : un hold-up politique sur nos salaires. Une mesure qui fera perdre des milliers d'euros aux travailleurs du transport au cours de leur carrière. Et comme si cela ne suffisait pas, cela aura également un impact direct sur notre pension. Moins de salaire aujourd'hui signifie moins de droits demain. Alors que les prix continuent d'augmenter et que nos factures ne font pas de « saut ».
Soyons clairs : chaque euro retiré aux travailleurs est un euro qui va aux actionnaires, aux grandes fortunes et aux multinationales. Ils restent à l'abri, tandis que l'on veut faire payer le prix fort à ceux qui font tourner le pays. Ce n'est pas une politique budgétaire, c'est une politique de classe.
Nous espérons donc que Vooruit se sentira renforcé par ce signal, par la voix forte de plus de 100 000 travailleurs, pour adopter une position encore plus ferme au sein du gouvernement De Wever/Bouchez afin de bloquer encore plus de mesures antisociales.
Et maintenant ?
La manifestation du 14 octobre n'était pas une fin en soi. C'était un avertissement. Si le gouvernement Arizona poursuit ses projets – du saut d'indexation aux économies sur notre sécurité sociale –, nous reviendrons. Encore plus forts. Encore plus nombreux. Avec encore plus de secteurs à nos côtés.
Car nous n'abandonnerons personne. Ni le chauffeur routier qui dort la nuit dans des parkings peu sûrs. Ni le coursier qui est exploité comme faux indépendant. Ni le docker, le chauffeur de bus ou l'employé logistique qui ressentent déjà aujourd'hui les conséquences de la dégradation sociale.
L'UBT ne se laissera pas faire. Nous défendons notre salaire, notre pension et notre dignité. Dans la rue, à la table des négociations et, si nécessaire, par l'action. Ceux qui pensent pouvoir nous priver de nos droits sans opposition n'ont manifestement pas bien regardé ce qui s'est passé le 14 octobre.
Frank Moreels
Président UBT-FGTB

Le mardi 14 octobre, l'UBT a défilé dans les rues de Bruxelles avec plus de 100 000 travailleurs inquiets. Un signal fort adressé au gouvernement : ça suffit. Nous ne tolérons pas la dégradation sociale, le travail de nuit sans protection est inacceptable et il faut mettre fin à la flexibilité irrespectueuse.
Que voulons-nous ? Un travail décent, des salaires équitables et une protection sociale forte – pour chaque travailleur, dans chaque secteur.
La manifestation a été massive et combative, mais malheureusement, quelques fauteurs de troubles ont tenté de la perturber. La violence n'a pas sa place dans nos actions. Elle affaiblit le message pour lequel tant de personnes sont descendues pacifiquement dans la rue : le respect et la justice pour la population active.
L'UBT reste vigilante. Si le gouvernement de l'Arizona poursuit ses plans de démantèlement social, de nouvelles actions suivront avant la fin de l'année. C'est ce qu'a annoncé lundi le président de la FGTB, Thierry Bodson.
Le débat budgétaire fédéral de la semaine prochaine sera crucial. Il n'est pas acceptable que les économies se fassent à nouveau sur le dos des travailleurs, tandis que les grandes fortunes et les multinationales restent épargnées. Le syndicat ne le permettra pas.
Un message reste d'actualité : nous n'abandonnerons personne.
Et nous ne nous laisserons pas faire.
Les flexi-jobs, le travail étudiant et les systèmes P2P menacent de saper la sécurité sociale de l'intérieur. Dans le seul secteur des transports, la perte de cotisations sociales s'élève à plusieurs millions d'euros par an. Pourtant, ces statuts d'exception continuent de se développer, alors qu'ils supplantent les emplois fixes et contribuent au dumping social.
Le président de l'UBT, Frank Moreels, est clair : « Si l'on veut renforcer la sécurité sociale, il faut cesser de la saper. Les emplois flexibles et le travail étudiant étaient autrefois des exceptions, pas un marché du travail parallèle. »
Nous demandons au gouvernement de fermer les échappatoires, de lutter contre l'abus des statuts précaires et de refaire du travail régulier la norme.
Aujourd'hui, 17 octobre, nous commémorons dans le monde entier les victimes de l'extrême pauvreté, de la violence et de la faim. La Journée mondiale de lutte contre la pauvreté a vu le jour à Paris en 1987, lorsque 100 000 personnes se sont rassemblées sur le parvis du Trocadéro, là où, près de quarante ans plus tôt, la Déclaration universelle des droits de l'homme avait été signée.
Cette année, la campagne est consacrée au droit au revenu. Les personnes en situation de pauvreté doivent faire des calculs quotidiens : loyer, nourriture, médicaments... tout a un coût. Mais vivre dans la dignité ? Souvent, elles n'en ont pas les moyens.
L'UBT appelle à la compassion et à l'action. À une époque où le coût de la vie est élevé, les salaires bas et l'emploi précaire, le gouvernement ne doit plus pousser personne davantage dans la pauvreté. Tout le monde a droit à un revenu décent et à une vie dans le respect.

Le 5 octobre, l'UBT-FGTB a présenté son onzième livre noir sur les parkings autoroutiers belges. La conclusion est dure mais claire : nos parkings pour camions restent dangereux, insuffisants et inconfortables. L'enquête révèle que seul 1 chauffeur sur 5 se sent toujours en sécurité. La peur règne surtout la nuit. La Belgique est à la traîne par rapport à ses pays voisins qui investissent dans des parkings modernes et sûrs.
Dans son nouveau livre noir, l'UBT propose onze solutions concrètes, allant d'un plan directeur fédéral à une certification européenne et à de meilleures installations. Car les chauffeurs méritent respect, confort et sécurité.
La Truckers Hotline de l'UBT tourne à plein régime ! Partout dans le pays, nos équipes de propagande sillonnent les routes avec des autocollants, des flyers et des affiches pour informer et soutenir les chauffeurs. Sur les grands parkings autoroutiers, le long des routes régionales ou dans les relais routiers locaux, vous rencontrerez nos équipes partout. Les réactions sont tellement positives que même des syndicats étrangers amis souhaitent diffuser notre matériel promotionnel.
Mais la Hotline pour les camionneurs est plus qu'une simple campagne. Les chauffeurs qui sont victimes d'injustice ou qui remarquent quelque chose de suspect peuvent appeler directement. Nos équipes se mettent alors immédiatement au travail : il peut s'agir de chauffeurs qui doivent travailler sans interruption pendant des mois, de non-paiement de salaire ou d'employeurs qui retiennent des « frais » qui ne sont absolument pas à la charge du chauffeur. Parfois, nous aidons même quelqu'un à rentrer en toute sécurité dans son pays d'origine.
Le message est clair : la solidarité ne connaît pas de frontières. Vous souhaitez contribuer à développer la Truckers Hotline ? Contactez l'UBT, nous vous fournirons volontiers le matériel nécessaire.



Tout le monde veut toucher son dû, mais pour un chauffeur routier professionnel, il n’est pas toujours simple de vérifier ses heures. Pour être certain que votre salaire est calculé correctement, vous devez utiliser différentes données.
1. Utilisez correctement votre tachygraphe.
Les données du tachygraphe constituent les éléments de base pour le calcul de votre salaire et votre preuve dans le cadre de discussions avec l’employeur. C’est stipulé par la loi.
2. Vérifiez votre fiche de prestations mensuelles.
En fin de mois, votre employeur doit vous faire parvenir une fiche récapitulative.
Vérifiez vos heures encore plus facilement
Grâce à votre carte de conducteur, vous avez toutes les données nécessaires en poche. Il suffit de les examiner de manière claire.C’est possible avec l’Orditach Personal : un lecteur de carte équipé d'un logiciel qui vous permet de vérifier rapidement et clairement vos heures.
Les 25 et 26 septembre, la quatrième édition du Platforum, organisée par la Confédération européenne des syndicats (CES), s'est tenue à Nicosie (Chypre). Des représentants syndicaux et des experts de toute l'Europe se sont penchés ensemble sur l'un des plus grands défis de notre époque : l'avenir du travail sur plateforme.
Au centre des discussions figurait la mise en œuvre de la directive européenne sur le travail sur les plateformes, qui sera bientôt transposée dans les législations nationales. Cette directive vise à mettre fin au faux travail indépendant et à clarifier le rôle des algorithmes qui régissent le travail. « Il ne s'agit pas seulement de salaire et de statut », a-t-on entendu à Nicosie, « mais aussi de pouvoir et de contrôle dans le monde du travail numérique ».
Au cours du forum, le manuel actualisé « Negotiating the Algorithm – Trade Union Manual » a également été présenté. Il s'agit d'un guide pratique qui aide les syndicats à aborder la question de la gestion algorithmique à la table des négociations et à ouvrir la « boîte noire » des données et des plateformes.
Les discussions à Nicosie ont clairement montré une chose : l'économie numérique n'échappe pas à la lutte sociale. Qu'il s'agisse de livreurs de repas, de chauffeurs de bus ou de petits boulots via des applications, les travailleurs ont droit à la transparence, à la protection et à la participation.
La directive européenne est un pas en avant, mais le vrai travail commence maintenant. Les syndicats de tous les pays doivent veiller à ce que l'esprit de la loi soit respecté. C'est la seule façon de garantir que le progrès numérique ne se fasse pas au détriment des droits des travailleurs.
Après le Platforum européen de Nicosie, où les syndicats de toute l'Europe ont discuté de l'avenir du travail sur les plateformes, l'UBT a ramené le débat plus près de chez nous.
Le 7 octobre, l'UBT a participé à une table ronde organisée par UBER EATS sur l'impact des plateformes de livraison sur le commerce local.
À la table se trouvaient des représentants du secteur bruxellois de l'horeca, UBER EATS lui-même et le président du groupe parlementaire N-VA. Le chiffre d'affaires des plateformes de livraison a explosé ces dernières années, le coronavirus ayant donné un coup de pouce supplémentaire au secteur. Mais pour les commerçants locaux, le tableau est moins rose : leur chiffre d'affaires total reste stable. Les plateformes n'apportent donc pas de nouveaux clients, elles modifient le comportement des clients existants.
Nous ne connaissons que trop bien le revers de la médaille de cette croissance. Les coursiers à vélo continuent de travailler sous de faux statuts, sans protection sociale, sans sécurité et sans respect de leur sécurité. Malgré des années d'actions et de procès, l'égalité des chances n'est toujours pas au rendez-vous.
Le secrétaire fédéral adjoint Tom Peeters a été clair à Bruxelles : « Supprimez les faux statuts et créez enfin des conditions équitables avec des conditions de travail, des contrats et des salaires corrects. »
Le message est clair : l'innovation numérique ne doit pas être un passe-droit pour contourner les droits sociaux.
Même pendant le travail, un accident peut survenir en cours de route. Mais qui paie les dommages ou l'amende ?
Bon à savoir : en tant que salarié, vous êtes en principe protégé. L'employeur est responsable des risques liés au travail. Ce n'est qu'en cas de fautes graves, de dommages intentionnels ou de fautes légères répétées (comme le non-respect systématique de la même règle de sécurité) qu'il peut vous réclamer le remboursement des frais.
Depuis le 1er janvier 2025, même un donneur d'ordre peut vous poursuivre personnellement, mais uniquement pour ces mêmes infractions.
Fin septembre, l'UBT a participé à la table ronde maritime de l'ITF, une conférence internationale qui rassemble les syndicats de dockers et de marins du monde entier. Cette réunion vise à renforcer les syndicats maritimes dans leur lutte contre l'exploitation, les accords de libre-échange injustes et le dumping social.
La présence de l'UBT n'était pas fortuite. En tant que syndicat des transports, nous savons que les droits des travailleurs ne connaissent pas de frontières. La coopération internationale est essentielle pour faire face à la pression de la mondialisation, de l'automatisation et de la numérisation.
Au cours des sessions, les discussions ont porté sur l'IA, la durabilité et l'avenir du secteur. L'UBT a également représenté la voix des jeunes travailleurs du transport : en tant que coprésident de l'ITF Young Transport Workers, Nick Loridan a animé deux sessions sur les pièges des nouvelles technologies et l'importance d'une action locale forte en faveur des jeunes.
Le message de la conférence était clair : seule la solidarité internationale peut garantir que chaque marin, docker et chauffeur dans le monde puisse compter sur un travail décent et une protection équitable.


La navigation intérieure s'enrichit d'un nouveau centre de formation performant. Le 3 octobre, le nouveau centre de formation NK2 a été officiellement inauguré à Antwerpen, en plein cœur du port, dans le bâtiment du Schipperswelzijn.
NK2 est une initiative du Fonds pour la navigation rhénane et fluviale (FRI), avec le soutien de l'Europe (FEDER) et du gouvernement flamand (VLAIO). Le centre constitue un pôle de formation « tout-en-un » où la technologie, la sécurité et l'expertise se rejoignent pour renforcer l'afflux et la progression dans le secteur.
Avec pas moins de huit simulateurs de haute technologie, dont deux ponts de commandement complets, quatre simulateurs radar et même le premier simulateur d'amarrage en plein air de Flandre, NK2 offre un environnement d'apprentissage hyperréaliste. Les professionnels (futurs) de la navigation intérieure peuvent s'y exercer à la navigation, à l'amarrage, aux scénarios d'urgence et à la navigation radar, le tout dans des conditions sécurisées.
Jacques Kerkhof, secrétaire fédéral de l'UBT maritime et également président du FRI, a fièrement retracé le parcours : « Nous avons lancé ce projet ambitieux il y a seulement deux ans. Aujourd'hui, nous disposons d'un centre qui fait progresser le secteur, avec des formations modernes, des environnements d'entraînement sûrs et les moyens de vraiment mettre la navigation intérieure sur la carte. »
Selon Johan Klaps, échevin anversois du Port et de l'Économie, qui représentait la ministre Annick De Ridder lors de l'inauguration, NK2 « n'est pas seulement un bâtiment ou un investissement. Il s'agit d'une étape importante pour l'avenir de notre mobilité, de notre économie et de nos ambitions climatiques. »
Le centre est flexible : les écoles, les entreprises et les fédérations peuvent réserver des salles ou des simulateurs à la demi-journée ou à la journée. Plus d'informations : nk2.be/fr/