Ensemble, nous continuons à avancer

Chers camarades,


Au nom de l’UBT-FGTB, je tiens à vous souhaiter, ainsi qu'à vos familles et amis, mes meilleurs vœux pour 2026. Nous vous souhaitons une année placée sous le signe de la santé, de la solidarité et de la résilience. Des valeurs qui nous unissent en tant que syndicat depuis des générations et qui sont peut-être aujourd'hui plus importantes que jamais.


Car soyons honnêtes : des nuages sombres s'amoncellent au-dessus de notre pays et de l'Europe. Les partis de droite et d'extrême droite gagnent du terrain, les acquis sociaux sont de plus en plus remis en question et le débat politique s'endurcit. Sur le plan international, nous voyons comment la politique de puissance reprend le dessus sur la coopération et le respect mutuel. Aux États-Unis, le président affirme sans vergogne qu'il peut annexer le Groenland comme bon lui semble. Cela semble absurde, mais cela montre à quel point les accords internationaux sont devenus fragiles.

Dans ce climat, l'Europe apparaît pour beaucoup comme un problème plutôt que comme une solution. En tant que syndicat, nous sommes également critiques. L'Europe d'aujourd'hui n'est pas encore une Europe sociale. Trop souvent, la libéralisation, la concurrence et la logique du profit priment sur les droits des travailleurs et la protection sociale. Cette critique est justifiée et nous devons poursuivre ce combat.


Mais en même temps, nous ne devons pas oublier ce que l'Europe représente déjà aujourd'hui pour la Belgique et pour des millions de travailleurs. Grâce à la réglementation européenne, les travailleurs ont droit à des congés payés, à des durées maximales de travail et à des périodes de repos. Les directives européennes renforcent la sécurité et la santé au travail, protègent les travailleurs intérimaires et les travailleurs des plateformes et garantissent l'égalité de traitement, indépendamment du sexe ou de l'origine. La législation européenne rend le dumping social visible et combattable, même si cette lutte est loin d'être terminée.


L'Europe revêt également une importance cruciale pour nos secteurs. Les accords européens sur les transports, les ports et la logistique déterminent en partie nos conditions de travail. Sans la coopération européenne, les entreprises pourraient encore plus facilement monter les travailleurs les uns contre les autres au-delà des frontières. C'est précisément au niveau européen que les syndicats peuvent exercer ensemble une pression pour imposer des normes minimales et lutter contre les abus.


La Belgique seule est impuissante dans ce domaine. Nous sommes un petit poisson dans un océan de superpuissances économiques et géopolitiques. Dans un conflit avec des acteurs tels que les États-Unis, la Russie ou la Chine, nous sommes particulièrement vulnérables. L'Europe n'offre pas une protection parfaite, mais elle constitue un levier indispensable. Non pas pour nous y soumettre sans critique, mais pour continuer à façonner et à défendre le projet.


C'est pourquoi, en tant que syndicat, nous devons continuer à croire en l'Europe. Pas aveuglément, pas naïvement, mais avec combativité. Pas moins d'Europe, mais une Europe différente. Une Europe qui opte pour le progrès social, des services publics solides, une mobilité équitable, une industrie durable et le respect des droits syndicaux. Une Europe où la solidarité n'est pas un slogan, mais un principe directeur.


Ce combat ne se mène pas uniquement dans les salles de réunion bruxelloises. Il commence ici, sur le lieu de travail, dans nos secteurs et dans notre solidarité internationale avec nos collègues au-delà des frontières. L’UBT-FGTB continuera à faire entendre cette voix en 2026. Parce que la division nous affaiblit. Parce que les droits sociaux ne vont jamais de soi. Et parce qu'une Europe sociale et juste n'est pas une utopie, mais une mission.


Ensemble, nous continuons à avancer.



Frank Moreels

Président de l'UBT-FGTB

« LE MOMENT EST VENU.
ET NOUS ALLONS EN PROFITER. »


Le ministre Rob Beenders s'exprime sur le dumping social,
la coopération et les raisons pour lesquelles la Belgique peut faire la différence.

C'est une conversation pleine d'énergie. Ce n'est pas un ministre distant, mais quelqu'un qui est visiblement touché par ce qu'il a vu sur les parkings le long de nos autoroutes. Par des hommes qui cuisinent sur des réchauds à gaz, dorment dans leur cabine et partagent leur nourriture parce qu'ils n'ont pas grand-chose d'autre. Rob Beenders s'est vu attribuer le portefeuille de la lutte contre la fraude dans le nouveau gouvernement fédéral. Et ce n'est pas un détail. Pour la première fois, la fraude sociale – et donc aussi le dumping social dans le transport – est regroupée en un seul endroit, sous la responsabilité d'un seul ministre. « Le moment est venu », dit-il. « Et nous allons en profiter. »


Monsieur le ministre Beenders, pourquoi était-il si important pour vous de faire de la fraude une véritable priorité ?

Rob Beenders : « Parce que la fraude sociale n'est pas un phénomène marginal. Il s'agit d'êtres humains. De chauffeurs qui sont loin de chez eux pendant des mois, qui travaillent dans des conditions indignes et qui sont exploités par des montages de plus en plus sophistiqués. Ce n'est pas seulement injuste, c'est inacceptable.
Ce qui m'est immédiatement apparu clairement, c'est qu'on ne peut pas faire les choses à moitié. Il faut s'attaquer à l'ensemble de la chaîne. Conditions de travail, sécurité sociale, fiscalité, bien-être, mobilité, justice. Tout est lié. »


Cette approche globale se concrétise aujourd'hui sur le terrain. Qu'est-ce qui a changé ?

« Pour la première fois, nous avons renforcé l'ensemble de la chaîne de contrôle. Concrètement, cela se traduit par 377 personnes supplémentaires pour les services d'inspection, la police et la justice. Il ne s'agit pas simplement de main-d'œuvre supplémentaire, mais de personnes placées aux bons endroits.
Et soyons honnêtes : chaque inspecteur est largement rentabilisé. Trois fois, même. Non seulement sur le plan financier, mais aussi sur le plan social. Une concurrence loyale, une meilleure protection des travailleurs, une confiance accrue.»


L'opération de Noël dans les parkings a été un tournant. Qu'est-ce qui l'a rendue si spéciale ?
« Cela a vraiment été une révélation. Non seulement pour moi, mais aussi pour les médias et le grand public. Nous y avons utilisé pour la première fois de nouvelles technologies : drones, caméras thermiques, reconnaissance de plaques d'immatriculation à grande échelle. Dans un seul parking, vous pouvez soudainement scanner des centaines de camions.

Ce qui m'est immédiatement apparu clairement, c'est qu'on ne peut pas faire les choses à moitié.
Il faut s'attaquer à l'ensemble de la chaîne.


Rob Beenders

Ministre chargé de la lutte contre la fraude

Mais en même temps, j'ai vu la réalité humaine. Des hommes qui chauffent leur cabine au gaz. Des cordes à linge tendues entre les camions. De la nourriture partagée parce qu'il y en a peu. On n'oublie pas ça. »


Vous soulignez souvent que l'aspect humain est tout aussi important que l'aspect financier.
« Au moins aussi important. Le dumping social ne concerne pas seulement les euros, mais aussi la dignité. La sécurité. La santé. C'est pourquoi je dis toujours : la première préoccupation d'un inspecteur doit également être la protection du chauffeur. C'est d'ailleurs là que la collaboration avec le syndicat est si cruciale. »


Vous faites explicitement référence à l'UBT.

Pourquoi cette collaboration est-elle si importante ?

« Parce que l'UBT est sur le terrain. Elle entend ce que vivent les chauffeurs, souvent bien avant que cela n'apparaisse dans les chiffres officiels. Ces informations sont précieuses. Des projets tels que la Truckers Hotline font vraiment la différence. Ils facilitent le signalement des abus par les chauffeurs. Et ils nous aident à améliorer notre politique. Je m'en réjouis. »


Les inspections ont parfois mauvaise réputation. Vous souhaitez changer cette image ?
« Absolument. Autrefois, les inspecteurs étaient parfois considérés comme « la gestapo ». Nous devons laisser cette image derrière nous. Aujourd'hui, nous misons beaucoup plus sur la sensibilisation, la communication et l'accompagnement. Tous les employeurs ne fraudent pas délibérément. Ceux qui commettent des erreurs de bonne foi doivent avoir la possibilité de corriger le tir. L'avertissement est souvent la première étape. Mais soyons clairs : ceux qui trichent délibérément, ceux qui fraudent de manière persistante, nous les poursuivrons. Et les amendes seront également lourdes. »


Sur le plan juridique, beaucoup de choses changent également. Qu'est-ce que cela signifie concrètement ?
« Une étape très importante est que les inspecteurs sociaux obtiennent les pouvoirs d'un officier de police judiciaire (OPJ). Cela signifie : intervenir plus rapidement, infliger des amendes immédiatement, ne pas perdre de temps. En outre, nous renforçons le parquet et nous misons pleinement sur le partage des données. L'exploration des données est cruciale. Les parquets doivent pouvoir mieux partager les données, relier les systèmes ANPR aux tachygraphes, reconnaître les schémas. Si les chances d'être pris augmentent, la fraude diminue. C'est aussi simple que cela. »


La Belgique souhaite également faire la différence au niveau européen ?
« Oui, et c'est déjà le cas. La Belgique joue un rôle exemplaire. D'autres pays viennent observer la manière dont nous collaborons entre l'ONSS, l'ONEM, les services sociaux, la mobilité, la police et la justice. Le SIOD joue un rôle clé à cet égard, tout comme le comité scientifique qui réalise des études et fournit des données. Et via l'Europe, avec le paquet mobilité, nous imposons des conditions de travail. Mais tout le monde doit suivre, y compris des pays comme la Roumanie et la Pologne. C'est pourquoi la coopération européenne est essentielle. »

Je suis fier de notre collaboration avec l'UBT. Ensemble, nous démontrons que la justice sociale n'est pas un slogan, mais quelque chose qui doit être mis en pratique chaque jour.


Rob Beenders

Ministre chargé de la lutte contre la fraude

Une approche Benelux va-t-elle bientôt voir le jour ?
« C'est exact. Nous travaillons à la mise en place d'une méthode de travail uniforme au sein du Benelux. C'est logique : la fraude ne s'arrête pas à la frontière. Mieux nous nous coordonnons, moins il y a de failles. »


Certains pays réduisent leurs inspections. Qu'en pensez-vous ?

« C'est tout simplement néfaste. Cela revient à laisser le champ libre aux fraudeurs. Nous avons fait exactement le contraire et nous nous sommes battus pour cela dans l'accord de gouvernement. Il faut maintenir le rythme. »


Les entreprises honnêtes semblent également réclamer des contrôles plus stricts.

« Certainement. Le point de contact pour la fraude est utilisé de manière frappante par les entreprises elles-mêmes. Les grands acteurs belges demandent explicitement des contrôles plus stricts afin de garantir une concurrence loyale. Cela en dit long. »


Pour conclure, qu'est-ce que vous souhaitez absolument voir réalisé d'ici la fin de cette législature ?

« Que nous puissions dire : cette politique a fonctionné. Que les chauffeurs sont mieux protégés. Que la fraude est moins rentable. Et que les pouvoirs publics et les partenaires sociaux font vraiment la différence ensemble.


Le moment est venu. Nous avons désormais un seul ministère compétent, il n'y a plus de fragmentation. Et je suis fier de la collaboration avec l'UBT. Ensemble, nous montrons que la justice sociale n'est pas un slogan, mais quelque chose que l'on doit concrétiser chaque jour. »

 

De nouvelles règles européennes renforcent notre pouvoir vis-à-vis des multinationales

La décision est prise : en octobre 2025, l'Europe a donné son feu vert définitif à la révision de la directive sur les comités d'entreprise européens (CEE). À partir de maintenant, en 2026, la transposition dans la législation nationale va commencer. Qu'est-ce que cela signifie pour nous ? En bref : plus de pouvoir, moins de secrets au sein de la direction et de véritables sanctions si celle-ci veut passer outre les syndicats.


Dans notre secteur, où les géants du transport tels que DHL, DSV ou Kuehne+Nagel font la loi, les véritables décisions sont souvent prises bien au-dessus de nos têtes, dans des sièges sociaux étrangers. Jusqu'à récemment, les membres des CEE étaient souvent mis à l'écart : ils recevaient des informations alors que les plans étaient déjà fixés. Cela est en train de changer.


Fini les discussions sans engagement

La direction ne peut plus ignorer les avis émis. Elle est désormais tenue de répondre par écrit et de manière motivée aux positions exprimées par le CEE. Ce n'est qu'après avoir suivi cette procédure que la direction peut prendre une décision définitive sur les questions transfrontalières. Cela permet de s'attaquer réellement aux projets qui menacent l'emploi, tels que les restructurations ou les transferts importants dans les centres logistiques.


Plus de porte dérobée pour les informations confidentielles

Les directions abusent souvent du label « confidentiel » pour dissimuler des informations critiques à leurs employés. Les nouvelles règles limitent cette pratique : la confidentialité doit être justifiée de manière spécifique.


Des sanctions qui font mal

Les syndicats le répètent depuis des années : les règles sans sanctions ne sont pas respectées. Les États membres doivent désormais mettre en place des sanctions dissuasives. Les entreprises qui enfreignent les droits des CEE s'exposent à des amendes proportionnelles à leur chiffre d'affaires annuel. C'est un langage que les barons du transport comprennent.


Quels autres changements en 2026 ?

  • Le champ d'application transnational est plus large : même si une décision est prise dans un seul pays, mais a des conséquences pour les travailleurs d'un autre pays (par exemple, le déplacement de trajets ou d'activités d'entreposage), le CEE a désormais officiellement son mot à dire.
  • Fin des « anciens accords » : de nombreuses entreprises s'en tenaient à des accords obsolètes datant d'avant 1996 afin d'échapper à des règles plus strictes. Ces exceptions sont enfin supprimées.
  • Équilibre entre les sexes : nous aspirons à une représentation plus équitable sur le lieu de travail ; le CEE doit devenir plus diversifié, y compris dans notre secteur.


Notre message

Cette extension est une victoire pour la solidarité au-delà des frontières. En tant que syndicat des transports, nous veillerons en 2026 à ce que le gouvernement belge inscrive ces règles de manière aussi stricte que possible dans la loi.

Concertation sectorielle CP140.01 dans l'impasse

Les employeurs refusent les véritables discussions

Les négociations sectorielles dans le secteur des autobus et autocars (CP 140.01) sont dans l'impasse. Les employeurs campent sur leurs positions et refusent même de conclure un accord sectoriel très limité. Nos revendications sont pourtant modestes : introduction ou augmentation des chèques-repas, sécurité de l'emploi et contrats à durée indéterminée, accords clairs pour limiter l'impact négatif des flexi-jobs.


Les employeurs veulent retarder et fragmenter les négociations. Au lieu d'un accord sectoriel solide, ils proposent des accords séparés par sous-secteur. C'est la recette classique du secteur pour monter les travailleurs les uns contre les autres et répartir les droits de manière inégale.


Chèques-repas : pas d'engagement clair

Notre revendication en matière de chèques-repas est simple : ils constituent le seul levier possible pour le pouvoir d'achat des travailleurs. Une convention collective sectorielle claire est donc le minimum. Sans arbitraire, tout le monde est égal.


Les chauffeurs de bus scolaires restent dans l'incertitude

Pour les chauffeurs de bus scolaires, la situation reste particulièrement précaire. Les employeurs refusent systématiquement d'accorder des contrats à durée indéterminée et s'en tiennent à des contrats temporaires, ce qui oblige les chauffeurs à vivre de contrat en contrat, avec toutes les conséquences négatives et les problèmes que cela implique.


Les employeurs refusent toute solution possible. Lorsque nous créons une ouverture auprès de l'ONEM pour discuter du problème et chercher une solution, les employeurs refusent de se joindre à nous. C'est facile quand ce n'est pas vous qui perdez plusieurs semaines de revenus par an et que cela n'a aucune conséquence sur votre pension. Les chauffeurs restent confrontés à ces problèmes.


Les flexi-jobs donnent aux employeurs un faux sentiment de sécurité

L'introduction des flexi-jobs a temporairement renforcé la position dominante des employeurs. Le travail temporaire et flexible est massivement utilisé, les pénuries semblent résolues, mais ne vous y trompez pas : les problèmes ne sont que temporairement masqués.

Cela conduit à une course vers le bas : moins d'emplois fixes, plus d'insécurité et une pression supplémentaire sur les salaires et les conditions de travail. Et au final ? Encore moins de chauffeurs...


C'est pourquoi nous demandons des accords clairs :

  • Les flexi-jobs ne doivent pas entraîner une diminution du nombre de travailleurs fixes
  • Rapport maximal entre contrats fixes / flexi-jobs / contrats temporaires
  • Suivi de l'impact sur le Fonds social
  • Enregistrement correct de toutes les prestations


Revendications communes du front syndical

Malgré le blocage, l'UBT continue de miser sur le progrès sectoriel. Le cahier de revendications est clair et réaliste :

  • Pouvoir d'achat : maintenir et garantir les chèques-repas, l'indexation et l'ancienneté
  • Fin de carrière : accords clairs sur le crédit-temps et les emplois de fin de carrière
  • Ouvriers et employés : éliminer les différences injustifiées
  • Mobilisation si les employeurs continuent à bloquer


Nous continuons à privilégier la concertation. Mais si les employeurs refusent toujours d'avancer, des actions seront inévitables. Les travailleurs ont droit au pouvoir d'achat, à la sécurité de l'emploi et au respect.

Voici ce qui change dans nos secteurs

La nouvelle année commence par des avancées importantes pour les travailleurs du secteur des transports et de la mobilité. Des indexations annuelles aux accords sectoriels : les augmentations salariales, les chèques-repas et les avantages sociaux sont à nouveau renforcés dans de nombreux secteurs. Vous trouverez ci-dessous un aperçu concis des avancées concrètes réalisées, avec des liens vers les informations complètes.


Assistance en escale (aéroports) – indexation des salaires :

Dans le secteur de l'assistance en escale dans les aéroports, les salaires ont été réindexés au 1er janvier 2026 conformément aux accords collectifs existants. Cela se traduit automatiquement par un pouvoir d'achat accru pour les travailleurs de ce secteur.


Commerce de combustibles – accord sectoriel 2025-2026 :

Un accord a été conclu le 27 octobre 2025 au sein de la commission paritaire 127 (commerce de combustibles). Principaux points :

  • Chèques-repas à partir du 1er janvier 2026 (3,09 €, contribution partielle de l'employeur)
  • Augmentation de l'indemnité complémentaire de chômage
  • Cadre CCT pour les flex-jobs en cours d'élaboration
  • Adaptation de la cotisation de pension
  • Les prolongations des CCT existantes sont également incluses.


Transport routier et logistique (CP 140.03) – accord sectoriel 2025-2026 :

Pour le transport routier et la logistique, un accord a été conclu le 18 décembre 2025, comprenant notamment :

  • Chèques-repas ou indemnité de repas pour les travailleurs, à partir du 1er juillet 2026
  • Augmentation de la cotisation patronale pour ceux qui bénéficiaient déjà d'avantages repas
  • Prolongation des CCT pour le crédit-temps et les emplois de fin de carrière
  • Nouvelles réglementations concernant la politique en matière d'alcool et de drogues et le travail à temps partiel


Taxi – augmentation du revenu minimum :

Dans le secteur des taxis, le revenu mensuel minimum moyen augmente en raison du dépassement de l'indice pivot. À partir du 1er janvier 2026, le nouveau minimum s'élèvera à 2 167,03 € par mois, avec également des ajustements du salaire horaire et des suppléments.


Déménagements – indexation annuelle des salaires et indemnités :

Dans le secteur du déménagement, les salaires minimums et les indemnités seront automatiquement indexés à partir du 1er janvier 2026. L'indemnité RGPT et les montants d'ancienneté croissants ont également été adaptés.


Transport de marchandises et logistique – salaires indexés :

Dans le vaste secteur du transport de marchandises et de la logistique, les salaires minimums et les indemnités ont également été indexés à partir du 1er janvier 2026. Des détails spécifiques par catégorie (personnel roulant, non roulant, garage et mailhousing) sont disponibles dans les informations sectorielles.

Une avancée pour les coursiers à vélo : le Parlement appelle le gouvernement à agir

Bonne nouvelle pour les coursiers à vélo ! Le 8 janvier, le Parlement fédéral a approuvé à la majorité une résolution appelant le gouvernement à enfin s'attaquer au statut P2P, un statut aujourd'hui trop souvent utilisé abusivement par les entreprises de plateforme pour contourner la protection sociale et les salaires corrects.


La résolution adoptée reconnaît explicitement ce que l'UBT dénonce depuis longtemps : le statut P2P actuel entraîne une concurrence déloyale et des conditions de travail précaires pour des milliers de coursiers à vélo.


L'UBT demande désormais concrètement au gouvernement :

  • de retirer la reconnaissance des « plateformes d'économie collaborative » en Belgique pour les activités commerciales ;
  • de charger les services d'inspection de vérifier si le statut est correctement appliqué ;
  • de mettre en place un mécanisme de contrôle efficace afin d'éviter les abus.


Notre président Frank Moreels et notre secrétaire fédéral adjoint Tom Peeters soulignent qu'il s'agit d'un pas en avant important, mais que la bataille ne sera gagnée que lorsque les coursiers à vélo bénéficieront réellement d'un statut correct, d'une rémunération équitable et de conditions de travail sûres, non seulement sur le papier, mais aussi dans la pratique, dans la rue.

Ce n'est pas la taxe qui pose problème, mais la chaîne

Après les récentes déclarations du nouveau PDG de Transport en Logistiek Vlaanderen (Transport et Logistique Flandre) au sujet de la taxe kilométrique, il semble que la réglementation soit à nouveau présentée comme le principal problème. Mais cette argumentation ignore une réalité importante : la taxe kilométrique ne constitue pas un avantage concurrentiel pour les entreprises étrangères, qui la paient également. La différence réside dans le dumping social et dans le fait que les donneurs d'ordre se déchargent de leurs responsabilités au détriment des chauffeurs routiers afin d'optimiser leurs propres profits.


La pression dans le secteur des transports est réelle. Cependant, le cœur du problème ne réside pas dans une taxe unique, mais dans l'organisation de la chaîne. Les grands donneurs d'ordre fixent les prix et les délais, tandis que les risques et les coûts sont répercutés sur les sous-traitants et les travailleurs. Le fait que ces prix soient impossibles à respecter tout en respectant la législation, les conventions collectives et les règles sectorielles est tout simplement ignoré. Le dumping social et le transfert de responsabilité vers les sous-traitants mettent le secteur des transports sous pression.


Les donneurs d'ordre ne s'intéressent qu'à une seule chose : le prix. La manière dont il est obtenu et les abus nécessaires pour y parvenir ne les intéressent pas. Lorsque les services d'inspection démantèlent une entreprise malhonnête, les médias réagissent avec surprise, tandis que, dans les coulisses, on fait appel au prochain partenaire malhonnête pour poursuivre le transport au même prix impossible.


L'Europe, la Belgique et les régions (Flandre, Wallonie et Bruxelles) doivent renforcer les règles et intensifier les contrôles.
Des règles plus strictes, plus claires et plus simples peuvent faire disparaître ces pratiques. Lorsque les donneurs d'ordre ne peuvent plus se cacher derrière des structures complexes ou des sous-traitants étrangers, ils doivent assumer leurs responsabilités ou en subir les conséquences.


Concrètement, cela signifie :

  • une plus grande responsabilité pour ceux qui sous-traitent
  • des obligations de contrôle et de diligence plus strictes dans la chaîne
  • davantage de possibilités d'intervenir en cas de dumping social


Comme le secteur européen des transports ne s'arrête pas aux frontières nationales, des règles claires sont encore nécessaires au niveau européen. C'est pourquoi l'UBT s'est rendue à Strasbourg le 20 janvier pour s'entretenir avec Kathleen van Brempt et Estelle Ceulemans, toutes deux députées européennes du groupe S&D, afin de les soutenir dans leur lutte pour imposer des règles claires à la chaîne de sous-traitance en Europe. Avec elles, nous continuons à œuvrer pour un secteur des transports équitable !

L'UBT soutient ses collègues français contre les licenciements abusifs chez Katoen Natie

En tant que syndicat des transports, nous sommes toujours aux côtés des travailleurs victimes de décisions injustes, même lorsque ces actions dépassent nos frontières. Récemment, un groupe de 68 travailleurs licenciés chez Logifare, une filiale française du groupe multinational Katoen Natie, a non seulement bloqué leur avenir, mais a également mis en péril la sécurité sociale.


La direction tente de justifier ces licenciements par de faux arguments économiques, alors que l'entreprise réalise un chiffre d'affaires de plusieurs milliards et verse des millions de dividendes. Pour l'UBT, cela est inacceptable.


Avec nos amis syndicalistes français de Force Ouvrière (FO) et de la CGT, nous appelons à la solidarité et à l'action. Le 5 décembre, le groupe professionnel Transport routier & logistique s'est rendu avec ses collègues de l'UBT Port au siège social de Katoen Natie à Antwerpen pour faire passer un message clair : les licenciements sans plan social adéquat sont inacceptables et si des regroupements ont lieu, ils doivent se faire dans le respect de l'emploi, des droits sociaux et de la dignité.


L'UBT continuera à se battre pour tous nos collègues, en Belgique et à l'étranger, tant que les profits malsains primeront sur les droits humains.

Un grand cœur pour la solidarité :
UBT Ports en action pour la bonne cause

Chez UBT Ports, la solidarité ne s'arrête pas aux portes de l'entreprise. Nos militants et UBT Youth l'ont prouvé une nouvelle fois ces dernières semaines avec deux actions chaleureuses et couronnées de succès pour la bonne cause. Des initiatives qui montrent ce que nous défendons en tant que syndicat : prendre soin les uns des autres, même en dehors du lieu de travail.


Action jouets : une fin d'année chaleureuse pour chaque enfant
Grâce à la collecte réussie de UBT Youth, nous avons pu offrir cette année non seulement des jouets collectés, mais aussi une belle quantité de jouets neufs. Ces cadeaux ont été distribués à des familles qui bénéficient du soutien du centre communautaire Stroboertje.

Ensemble, nous avons ainsi offert une fin d'année chaleureuse, avec de belles surprises supplémentaires pour des enfants qui ne vivent pas toujours une situation facile.


Marché de Noël pour Anissa : ensemble, forts dans la solidarité
Le 16 décembre, UBT Youth a organisé son marché de Noël annuel. Les recettes de cette action ont été reversées au fonds pour Anissa, la fille d'un collègue docker.

Anissa est atteinte du syndrome de Guillain-Barré et doit suivre une rééducation intensive, notamment par robot thérapie. Grâce au soutien de nombreux donateurs généreux, plus de 21 000 euros ont déjà été collectés. UBT Ports est particulièrement heureux d'avoir pu contribuer à cette somme grâce à cette action.


Vous souhaitez continuer à soutenir Anissa ?
L'objectif est de 30 000 euros. Si vous souhaitez apporter votre aide, vous pouvez le faire via ce lien :

https://www.gofundme.com/f/het-aangrijpende-verhaal-van-anissa

Nouveau guide sectoriel Entrepôts et criées : tout ce que vous devez savoir, clairement présenté

Travailler dans les entrepôts et les criées signifie travailler dans un secteur soumis à des règles, des conventions salariales et des conditions de travail spécifiques. Il est important de se tenir au courant de toutes les informations importantes ! C'est pourquoi l'UBT Secteurs Maritimes lance le nouveau guide sectoriel, qui regorge d'informations syndicales et sociales, de A à Z.


Dans ce guide, vous trouverez un aperçu clair de tout ce qui est important pour vous en tant que travailleur :

  • salaires et primes supplémentaires
  • indemnités et suppléments
  • règles relatives aux flexi-jobs
  • délais de préavis et conditions de travail


Que vous débutiez dans le secteur ou que vous y travailliez depuis des années, ce guide vous aidera à être bien informé, à connaître vos droits et à savoir ce que l'on attend de vous.


A l'UBT, nous défendons vos intérêts chaque jour dans le cadre de la concertation sociale. Les droits et avantages que vous trouverez dans ce guide ne sont pas le fruit du hasard : ils sont le résultat d'années de négociations entre les syndicats et les employeurs. Grâce à cette concertation, vous êtes aujourd'hui en position de force.

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