12 mai : tous à Bruxelles pour défendre notre pouvoir d'achat !
H&M Ghlin : la direction refuse de répondre, le personnel se met en grève
Mai = aussi le mois de la lutte, de la fierté et de la victoire !
Le 29 août, le Zoo d’Antwerpen deviendra l’arène de l’avenir !
Injustice mondiale : les marins, otages de la violence et de la cupidité
Activer sans investir ? Qu’est-ce que cela signifie pour le secteur des transports ?
Un témoignage issu de l'économie des plateformes met en lumière les points sensibles
Des histoires qui créent du lien : jeunes et moins jeunes au Schipperswelzijn
Je lis dans les journaux que Georges-Louis Bouchez prétend défendre le pouvoir d’achat des travailleurs. Il semble même y avoir un nouveau slogan : « Moins d’État pour plus de pouvoir d’achat ». Ses ministres ont pour mission de répéter partout comment le MR protège le pouvoir d’achat de tout un chacun.
Franchement ? Quand je lis ça, j’en reste bouche bée.
C’est un peu comme si je prétendais être Brigitte Bardot. Tous ceux qui me connaissent savent que ce n’est pas vrai. Je ne corresponds en rien à l’idéal de beauté de cette star de cinéma française dans ses jeunes années. Eh bien, c’est exactement pareil avec les déclarations de Georges-Louis Bouchez : tous ceux qui regardent les faits savent que ce n’est pas vrai.
Mais Bouchez n’en est pas à son premier mensonge.
Quiconque observe la politique du MR au sein du gouvernement de l’Arizona ne voit pas de protection du pouvoir d’achat - mais son démantèlement systématique. Ce n’est pas une opinion, c’est la réalité des mesures qui sont aujourd’hui sur la table et qui ont déjà été en partie décidées.
Prenons le dossier des pensions.
Les réformes imposées sous l’impulsion du MR sont claires : faire travailler les gens plus longtemps et leur verser finalement une pension moins élevée. Ceux qui souhaitent prendre leur retraite plus tôt s’exposent à des sanctions financières, notamment via la pénalité de retraite. Concrètement, cela signifie également que des milliers de travailleurs qui exercent déjà aujourd’hui des métiers pénibles devront continuer encore plus longtemps - souvent contre une pension moins élevée.
Ce n'est pas un renforcement du pouvoir d'achat. C'est tout le contraire. Et cela ne s'arrête pas là.
Le gouvernement de l'Arizona a fait de la flexibilité une priorité. Cela semble séduisant, mais en réalité, cela signifie que les limites du travail sont sans cesse repoussées.
Les emplois flexibles se multiplient. Les heures supplémentaires volontaires sont encouragées. Les restrictions sur le travail de nuit disparaissent et le travail le week-end se normalise davantage.
Le résultat est toujours le même : plus de travail, moins de protection et une pression accrue sur les salaires et les conditions de travail.
Cela a deux conséquences évidentes.
Premièrement : le pouvoir d’achat des travailleurs est mis sous pression. Deuxièmement : la sécurité sociale est sapée par une baisse des cotisations et une multiplication des régimes dérogatoires.
Et pourtant, Georges-Louis Bouchez continue d’affirmer qu’il défend le pouvoir d’achat. Heureusement, tout le monde ne gobe pas ce discours. La population wallonne commence à voir de plus en plus clairement que les déclarations de Bouchez ne sont rien d’autre que de la propagande populiste. Lors des élections de juin 2024, le MR avait encore recueilli environ 28,2 % des voix en Wallonie, devenant ainsi le premier parti.
Mais aujourd’hui, la situation est tout autre.
Dans les récents sondages, le MR chute à environ 21 %, ce qui représente une perte d’un quart de ses électeurs. À Bruxelles, par exemple, le parti passe d’environ 21 % à moins de 17 %. La tendance est donc indéniable : la confiance s’effrite.
Et ce n’est pas un hasard.
C’est précisément pour cette raison que Georges-Louis Bouchez tente aujourd’hui désespérément de se présenter comme le défenseur des travailleurs. Non pas parce que sa politique le prouve, mais parce que la réalité le rattrape. Car soyons honnêtes : la politique menée aujourd’hui ne vise pas ceux qui travaillent. Elle vise ceux qui possèdent déjà beaucoup.
Si l'on voulait vraiment s'attaquer au pouvoir d'achat de la population active, on irait chercher l'argent là où il se trouve. Chez les grandes fortunes. Chez ceux qui gagnent des millions et qui, aujourd'hui, ne contribuent pas proportionnellement à l'ensemble.

Mais c'est précisément ce que Georges-Louis Bouchez refuse systématiquement.
Toute discussion sérieuse sur une fiscalité équitable est bloquée. Même un impôt sur les plus grandes fortunes est pour lui hors de question. Alors que c'est précisément là que se trouvent les moyens de mener une politique socialement juste. Car imaginez : avec une contribution équitable des plus riches, on pourrait investir dans les retraites, dans la protection sociale, dans de meilleurs salaires et dans les services publics.
Mais c’est un choix que ce gouvernement ne fait pas.
Georges-Louis Bouchez ne se soucie donc absolument pas du pouvoir d’achat des travailleurs. Bien au contraire. La politique du gouvernement de l’Arizona est une attaque frontale contre le pouvoir d’achat, la sécurité sociale et la dignité du travail.
Lorsque Bouchez prétend que sa politique protège les travailleurs, il ne vend pas un discours, mais de la pure fiction. La réalité est que ce sont les travailleurs qui devront payer. À moins qu’ils ne s’organisent, ne s’opposent et ne continuent à faire pression pour un changement de cap.
Frank Moreels
Président UBT-FGTB
Après des mois de protestation contre les attaques du gouvernement de l'Arizona, le mouvement social reste plus solide que jamais. C'est pourquoi le front syndical commun appelle à une nouvelle manifestation nationale le 12 mai à Bruxelles. Nous défendons tes droits et nous nous battons pour protéger ton pouvoir d'achat.
L'automne dernier, les travailleurs avaient promis un automne chaud, et nous avons tenu cette promesse. Par dizaines, voire centaines de milliers, nous sommes descendus dans la rue pour mettre un terme au démantèlement social et faire revenir le gouvernement sur ses décisions. Cela a déjà donné lieu à des ajustements concrets, preuve absolue que la lutte porte ses fruits !
Pourtant, nous assistons presque quotidiennement à de nouvelles attaques qui nous touchent de plein fouet :
Nous ne nous résignerons pas à cela. Nous ferons du 12 mai un moment clé. Notre force réside dans notre unité et notre nombre. Plus nous sommes nombreux, plus notre voix résonne fort. Ensemble, nous redessinons les rapports de force !

Vendredi 24 avril, les employés du centre de distribution H&M Logistics à Ghlin se sont mis en grève. Suite à l'annonce faite précédemment de la fermeture du site, la direction refuse toujours de donner des réponses claires quant à l'avenir des 440 emplois menacés.
440 emplois menacés
Le 5 mars, H&M a annoncé son intention de fermer le centre de Ghlin. La chaîne de mode souhaite délocaliser ses activités vers des centres situés en Espagne et en Italie. Selon la direction, son réseau logistique européen souffre de surcapacités, mais pour les 440 employés du Hainaut, cela signifie avant tout une grande incertitude.
La direction reste évasive
Depuis l'annonce, plusieurs réunions ont eu lieu dans le cadre de la loi Renault. Mais au lieu de jouer cartes sur table, la direction continue de répondre de manière évasive, avec des explications vagues et peu claires. Même sur des questions cruciales concernant la survie du site, aucune réponse claire n’a été apportée. Les travailleurs en ont eu assez : lors d’une réunion du personnel, ils ont décidé de se mettre en grève avec effet immédiat le vendredi 24 avril.
Intimidation des intérimaires
Les tensions se sont encore accrues ce vendredi-là lorsque la direction a tenté de briser la solidarité. Philippe Dumortier, secrétaire chez l'UBT, témoigne de la ligne dure adoptée par la direction : « Le 24 avril, le représentant de la direction a exercé une forte pression sur les intérimaires qui se montraient solidaires des actions des salariés. L'agence d'intérim a même reçu l'ordre de ne plus jamais les appeler. »
Cette pure intimidation est inacceptable. L'UBT ne laissera pas passer cela sans réagir. Un e-mail a déjà été envoyé à la direction de la région Europe du Sud pour exiger des explications, mais pour l’instant, le silence reste de mise. Nous continuons à nous battre pour le respect et la sécurité de l’emploi à Ghlin !

Le mois de mai est une période chargée et importante pour le « syndicat ». Non seulement nous descendons dans la rue pour relever les défis d'aujourd'hui, mais nous célébrons également nos acquis et commémorons la victoire sur la haine.
1er mai : notre journée, notre combat
Le 1er mai est la fête du mouvement ouvrier et de personne d’autre ! C’est le jour où nous montrons que notre État-providence est le fruit d’une lutte collective. Une sécurité sociale solide, une bonne éducation et des services publics efficaces ne sont pas des cadeaux, mais des acquis dont nous pouvons être fiers. Alors que nos droits sont menacés par les projets du gouvernement de l’Arizona, nous descendons dans la rue partout en Belgique.
>> Le 1er mai près de chez vous
8 et 10 mai : Plus jamais de fascisme
Le 8 mai, nous célébrons la victoire sur l’Allemagne nazie en 1945. Avec la montée de l’extrême droite, cette journée est aujourd’hui plus importante que jamais. Nous commémorons et mettons en garde, afin que jeunes et moins jeunes prennent conscience des horreurs que provoquent la haine et l’exclusion. Cette année, une attention particulière est accordée au rôle des femmes dans la résistance.
L'UBT-FGTB participe activement aux commémorations et appelle tout le monde à se joindre à nous. Ensemble, levons le poing contre l’exclusion et faisons du 8 mai à nouveau un jour férié officiel !
Rendez-vous :


Avez-vous déjà votre agenda sous la main ? Car le samedi 29 août 2026, MovimenT s'installera pour la deuxième fois dans les salles de l'emblématique Zoo d'Antwerpen. Après une première édition réussie, nous passons cette année à la vitesse supérieure. À quoi ressemblera le monde de demain ? Comment la technologie et la géopolitique influencent-elles nos emplois et notre démocratie ? MovimenT n’est pas un congrès ennuyeux, mais un festival inspirant (et gratuit) où nous formulons ensemble les réponses.
La programmation : des personnalités internationales et des figures de proue locales
Nous dévoilons aujourd’hui trois nouveaux noms à ne manquer sous aucun prétexte.
Ils viennent s’ajouter à l’impressionnante liste de noms que vous trouverez déjà sur moviment.eu. Et croyez-nous : ce n’est que le début !
Pourquoi vous devez absolument être là :
Les inscriptions ouvrent en mai 2026. Notez bien cette date dans votre agenda, car les places sont limitées. Une fois épuisées, il n'y en aura plus !
Le monde est en feu et des milliards sont consacrés aux armes, tandis que les travailleurs et les familles en font les frais. L'UE veut dépenser 800 milliards d'euros supplémentaires pour l'armement. C'est inacceptable : cet argent devrait servir à financer notre système de santé, notre éducation et des emplois décents, et non des machines à tuer.
Alors qu'en Belgique, nous devons faire des économies sur notre pouvoir d'achat, les dépenses militaires semblent soudainement aller de soi. Nous exigeons une autre perspective : la paix, le dialogue et des investissements dans les personnes. Venez à Bruxelles le 14 juin et faites entendre votre voix pour le bien-être social plutôt que pour la guerre.
Le monde est en feu. De l'Ukraine au Moyen-Orient, les conflits font rage et des victimes innocentes sont à déplorer. Mais il existe un groupe de victimes qui reste trop souvent invisible, pris entre le marteau et l'enclume sur les mers du globe : les marins.
Alors que nous commandons d'un simple clic des articles provenant de l'autre bout du monde, nous nous demandons rarement comment ces marchandises arrivent jusqu'ici. Pas moins de 85 à 90 % de l'ensemble du commerce mondial s'effectue par les mers et les océans. Et sur chacun de ces navires gigantesques, il y a des gens. Des gens comme vous et moi, qui font leur travail dans des conditions de plus en plus dangereuses.
Prisonniers de la ligne de front
La guerre illégale au Moyen-Orient et les tensions autour du détroit d’Ormuz ont fait un nombre effarant de victimes. Des milliers de marins sont littéralement coincés en première ligne. Dans la région, on estime à 20 000 le nombre de membres d’équipage bloqués sur des navires qui ne peuvent quitter le Golfe. Leur sécurité est gravement menacée chaque jour par des attaques.
« Sur chaque navire, il y a environ 20 personnes innocentes qui ne peuvent pas quitter leur bateau et qui risquent d’être attaquées à tout moment »,déclare Jacques Kerkhof, secrétaire fédéral de l'UBT (Fédération des secteurs maritimes). « Cette situation traumatisante doit cesser. »
Les images ne mentent pas. Une vidéo choquante de l'ITF(Fédération internationale des ouvriers du transport) montre des roquettes s'abattre à proximité des navires, tandis que l'équipage vit dans une terreur absolue. Ce n'est pas une histoire qui ne nous concerne pas ; c'est la dure réalité pour les personnes qui font tourner notre économie.
Une crise qui nous touche tous
Le refus de grandes puissances comme l’Iran et les États-Unis de dialoguer de manière constructive n’a pas seulement des conséquences humaines. Le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie a récemment averti que la guerre en Iran pourrait provoquer la « plus grande crise énergétique de tous les temps ». L’impact sur les prix de l’énergie se fait déjà sentir, mais le véritable prix à payer, c’est la souffrance humaine.
L'heure est venue d'une action syndicale mondiale
Pour Frank Moreels, président de l’UBT et président élu de l’ITF, la coupe est pleine. « Ce conflit est bien plus qu’une crise régionale »,prévient-il. Les marins sont les premières victimes : « Ils sont bloqués dans une zone de guerre, sans ravitaillement, sans salaire ni passage sûr, tandis que leur santé physique et mentale se détériore rapidement. »
Dans son récent éditorial, Moreels indique clairement qu’il est temps pour les syndicats du monde entier de se mobiliser. La solidarité ne s’arrête pas aux frontières nationales.
L'UBT exige des mesures
La Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) tente d’élaborer des solutions en collaboration avec les gouvernements et l’Organisation maritime internationale (OMI). Elle exige :
Nous condamnons toute forme de violence et appelons à un cessez-le-feu immédiat. Les marins ne sont pas des cibles. Ils méritent le respect, la protection et la garantie de pouvoir retourner en toute sécurité auprès de leurs familles.
Jacques Kerkhof,
Secrétaire fédéral
UBT Secteurs maritimes
Le 10 avril 2026, notre président, Frank Moreels, était l'invité de l'émission « De Ochtend » sur Radio 1. Au cours d'un entretien percutant, il explique pourquoi la situation des marins au Moyen-Orient est devenue intenable. Il appelle à une action internationale urgente pour garantir la sécurité des équipages et mettre fin à la crise humanitaire en mer.
« Les marins sont pris au piège dans un conflit qui ne les concerne pas. Il est temps que leur sécurité devienne une priorité »,a déclaré Frank Moreels.
Le secteur des transports est confronté depuis des années à une pénurie persistante de chauffeurs. Des centaines de postes restent vacants et la profession figure toujours en tête de la liste des métiers en pénurie. Les employeurs misent donc sur les chômeurs de longue durée pour contribuer à résoudre ce problème. C'est compréhensible, car le potentiel est là et il existe des exemples de réussite.
Mais ceux qui pensent que cela se fera tout seul sous-estiment la réalité. Alors même qu'il faut accompagner davantage de personnes vers l'emploi, on réduit les moyens nécessaires. Sous l'impulsion de la ministre flamande de l'Emploi et de l'Enseignement, Zuhal Demir, le VDAB raccourcit les formations, supprime des parcours et réduit l'accompagnement, en mettant fortement l'accent sur une insertion rapide.
De ce fait, c'est précisément la formation préparatoire qui risque de disparaître, alors qu'elle est cruciale pour les personnes qui ne sont pas encore immédiatement employables. Les conséquences sont claires : moins d'afflux, des obstacles plus élevés et des occasions manquées, surtout pour les groupes sous-représentés tels que les femmes et les personnes issues de milieux divers.
La politique risque ainsi de passer à côté de son objectif. D’un côté, on veut accélérer l’activation, de l’autre, les outils permettant de le faire de manière durable disparaissent. Le risque est que les personnes sortent plus rapidement du système sans accéder à des emplois tels que celui de chauffeur.
C'est une mauvaise nouvelle pour le secteur. On ne résout pas la pénurie par la seule pression, mais par des investissements dans la formation et l'accompagnement.
En tant que UBT-FGTB, notre position est claire : les chômeurs de longue durée méritent une véritable chance. Cela signifie investir dans des parcours qui fonctionnent et miser sur l'emploi durable plutôt que sur une sortie rapide du système.

L'Autorité européenne du travail (ELA), en collaboration avec la DG EMPL, a proposé de nouvelles lignes directrices visant à renforcer le contrôle des chauffeurs routiers détachés. Lors d'un atelier réunissant plus de 400 participants, auquel le FGTB a également pris part, une approche par étapes a été proposée : vérifier où un chauffeur travaillait, s'il s'agissait d'un détachement et si le salaire correct avait été versé.
Mais il existe un fossé entre la théorie et la pratique. Les lignes directrices reposent sur des documents fiables, alors que les chauffeurs ne comprennent souvent pas ce qu’ils signent. Les contrats sont complexes ou rédigés dans une autre langue, ce qui complique les contrôles et porte atteinte aux droits. Les données de base s’avèrent également peu fiables. Les données du tachygraphe et les documents de transport constituent le cœur des contrôles, mais sont souvent incomplets ou peu fiables dans la pratique. Si cette base n’est pas correcte, tout contrôle devient problématique.
Les directives constituent donc un pas en avant, mais le point faible reste le contrôle des salaires. Des montages de paiement complexes et des flux salariaux opaques rendent les abus difficiles à détecter.
Pour l'UBT-FGTB, c'est clair : les règles seules ne suffisent pas. Les contrats doivent être compréhensibles, les données fiables et les structures salariales transparentes. En outre, les syndicats doivent pouvoir agir efficacement, notamment en pouvant réclamer le paiement des salaires là où le contrat de travail a été conclu.

L'économie des plateformes continue de croître, mais derrière ce modèle en apparence flexible se cache souvent une dure réalité. Cela s'est une nouvelle fois confirmé lors de la réunion du Comité flamand sur le travail précaire, où Jonas, délégué de l'UBT chez Takeaway, a livré un témoignage fort et sincère sur les conditions de travail des livreurs à vélo.
Des emplois fixes vers le travail intérimaire
Selon Jonas, l’évolution chez Takeaway est claire et inquiétante : les contrats à durée indéterminée disparaissent peu à peu. Aujourd’hui, les nouveaux employés sont principalement recrutés via des contrats d’intérim. Cela engendre une incertitude constante chez les coursiers, qui ne savent jamais combien de temps ils pourront exercer leur métier. Cette incertitude est encore renforcée par la disparition des « hubs ». Il s’agissait de lieux de rencontre physiques où les coursiers pouvaient se retrouver, échanger leurs expériences et trouver du soutien auprès de leurs collègues. Ces lieux étaient essentiels au tissu social parmi les coursiers. Aujourd’hui, bon nombre de ces hubs ont fermé, ce qui fait que les coursiers travaillent de manière plus isolée.
S’organiser dans des conditions difficiles
Pour briser cet isolement, Jonas a pris lui-même l’initiative. Il a créé un groupe WhatsApp afin de rester en contact avec les coursiers à vélo. En tant que délégué, il est important qu’il trouve des moyens d’atteindre et de soutenir ses collègues. En effet, de nombreux coursiers travaillent avec des contrats temporaires et vivent dans la peur. La peur de perdre leur emploi, la peur de s’exprimer de crainte que cela n’ait des conséquences sur leur contrat.
Charge de travail et faux travailleur indépendant
Les problèmes ne se limitent pas à Takeaway. Les coursiers qui travaillent pour d’autres plateformes, souvent en tant qu’indépendants, sont confrontés à des problèmes similaires – voire plus graves. Ils subissent une pression constante pour accepter des commandes, sont poussés par des algorithmes et ne bénéficient pratiquement d’aucune protection. La combinaison de la charge de travail, de la précarité et de l’absence de droits sociaux fait de l’économie des plateformes un environnement de travail particulièrement vulnérable pour beaucoup.
Pourquoi le travail syndical reste essentiel
Le témoignage de Jonas a mis une chose en évidence : le travail syndical reste indispensable, y compris – et peut-être surtout – dans les secteurs nouveaux et flexibles. C'est précisément là que les travailleurs ont le plus besoin de protection, d'organisation et d'une voix. L'essence même du syndicat est d'améliorer les mauvais emplois. Et c'est précisément là que réside le défi : veiller à ce que, dans l'économie des plateformes aussi, le travail décent devienne la norme, et non l'exception.

Fin mars, nos jeunes de l'UBT Port ont prouvé une nouvelle fois que la solidarité ne connaît pas de frontières. Comme le veut la tradition annuelle, les militants de l'UBT Youth se sont rendus à la maison de retraite De Mick à Brasschaat pour le grand nettoyage de printemps.
Avec une bonne dose d’énergie, les jeunes ont veillé à ce que le centre de soins soit à nouveau impeccable pour le printemps. Cette action n’est pas le fruit du hasard ; le lien entre le syndicat des transports et De Mick s’est développé au fil du temps et est très fort. Au cours de cette tradition, les jeunes s’engagent avec conviction au service des autres. Cette année, l’accent a été mis sur le travail acharné : nos jeunes dockers n’ont pas hésité à se charger des tâches les plus lourdes.
L'UBT Youth s'engage pour tout le monde. Qu'il s'agisse de personnes âgées ou de personnes en pleine rééducation, nos jeunes sont prêts à intervenir. Cela montre ce que représente le « syndicat » : non seulement lutter pour de meilleures conditions de travail sur le terrain, mais aussi prendre soin des plus vulnérables de notre société.



Le 30 mars 2026, un accord préliminaire a été conclu concernant l'accord social national 2026-2027 pour les ports maritimes belges. Les textes définitifs sont actuellement en cours d'élaboration, mais les grandes lignes sont claires.
Dans une marge de négociation limitée, nous avons pu à nouveau obtenir un certain nombre de résultats importants. Ainsi, la prime CCT90 est maintenue : 1 300 € pour les dockers et les ouvriers qualifiés et 910 € pour les employés de la logistique. En outre, une prime de sécurité sera versée en cas d’atteinte des objectifs, pour un montant total de 500 € pour les dockers et les ouvriers qualifiés et de 350 € pour les employés de la logistique. L’indexation des salaires et le soutien via les fonds de compensation sont également maintenus. De plus, les chèques-repas seront augmentés de 2 € à partir de juillet 2026.
En ce qui concerne la fin de carrière, les régimes existants de capacité de travail réduite sont maintenus jusqu’à fin 2029. Cela reste une sécurité importante pour de nombreux collègues. À partir de 2030, l’âge de la retraite des dockers, des magasiniers et des trieurs de fruits sera progressivement relevé. Pour plus d’informations, vous pouvez vous adresser à notre secrétariat Port. Les jours d’ancienneté et les indemnités de mobilité sont également maintenus. L’indemnité vélo sera portée à 0,30 € à partir du 1er juillet 2026, selon les modalités locales.
Par ailleurs, nous nous tournons vers l’avenir avec des groupes de travail nationaux qui suivront de près, entre autres, l’impact de l’automatisation, des nouvelles technologies et de l’IA (systèmes informatiques intelligents). Il est également important de noter que nous avons obtenu une dérogation sectorielle totale pour les flexi-jobs, ce qui signifie que ce système ne s’applique pas dans nos ports.
« Dans la marge restreinte dont nous disposions, nous avons obtenu des résultats clairs. Ce qui est important pour nos membres est préservé, et nous progressons sur certains points. C’est ce que représente cet accord. », Marc Loridan, secrétaire fédéral de l'UBT Ports.
Le 21 avril 2026, notre section seniors, rejointe par quelques membres de la section jeunes, s'est réunie au Schipperswelzijn pour une activité particulièrement réussie.
La matinée a été consacrée à deux conférences passionnantes qui ont suscité un vif intérêt. L'historien Dany Neudt a raconté des récits captivants sur le courage et la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale. Ellen De Soete a ensuite partagé des témoignages personnels sur la libération et l'importance de perpétuer cette histoire.
La combinaison d'une analyse historique et de récits personnels a créé une atmosphère forte et marquante. La présence à la fois des seniors et des jeunes a donné une dimension supplémentaire à l'activité, avec des discussions enrichissantes et des échanges d'expériences.
Après les conférences, les participants ont pu discuter ensemble autour d'un déjeuner convivial, qui a clairement été apprécié par les personnes présentes. L'activité a été très bien accueillie et confirme l'importance de tels moments de rencontre au sein de notre association.
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